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Les groupes communautaires ont besoin de financement

Grève prévue le 2 février
Délégation de groupes en DCD du Bas-Saint-Laurent lors d’une mobilisation du FRAPRU à Québec en septembre 2024. (Photo courtoisie)

Douze groupes communautaires en défense collective des droits (DCD) et des regroupements alliés oeuvrant au Bas-Saint-Laurent seront en grève, le lundi 2 février, pour revendiquer un meilleur financement.

Les groupes rejoignent une centaine d’autres groupes aux quatre coins de la province, répondant ainsi à l’appel national lancé par le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD).

Les groupes revendiquent une hausse de 155 millions $ au financement annuel des groupes en défense collective des droits; une indexation du financement basée sur l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC), soit 3,6% pour 2025-2026; pour les groupes en attente de financement : un processus transparent permettant leur accueil, une documentation de leurs besoins, une enveloppe permanente permettant leur financement et le retrait du chapitre 4 du projet de loi 7 qui menace l’indépendance des organismes en DCD.

Brunch Jour de la marmotte

Pendant cette journée de grève, les groupes tiendront des brunchs sur la thématique « Jour de la marmotte » à Rimouski et à Rivière-du-Loup. Ces brunchs seront l’occasion de revisiter les mobilisations et les luttes sociales, soutenues, au fil du temps, par les groupes en DCD.

Amélie Dionne a décliné l’invitation

Une action sera aussi organisée pour contacter les ministres et députés concernés afin qu’ils soient bien mis au courant du mouvement de grève. À ce titre, les groupes ont sollicité une rencontre avec la députée caquiste de Rivière-du-Loup-Témiscouata et les Basques, Amélie Dionne. Faute de disponibilité, cette dernière a décliné leur demande et les a référés à son personnel de circonscription.

La députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Amélie Dionne (Photo courtoisie)

Les groupes souhaitent tout de même que leur message soit entendu et veulent s’assurer que leurs revendications se rendent jusqu’à elle.

Alors que le gouvernement multiplie les projets de loi qui auront pour effet de limiter les contre-pouvoirs existants, ces groupes du Bas-Saint-Laurent souhaitent sensibiliser la population aux reculs que cela entraînera et rappeler que, plus que jamais, un financement adéquat est nécessaire pour protéger la santé de notre démocratie.

Les projets de loi 3 et 7, qui s’attaquent respectivement aux pouvoirs des syndicats et à l’autonomie des groupes communautaires, doivent selon eux être pris au sérieux, puisqu’ils risquent d’affaiblir gravement la démocratie et le modèle québécois tel qu’on le connaît.

 « Si on veut continuer de prendre soin de notre monde en région et faire entendre nos réalités territoriales auprès du politique, il faut des amplificateurs de voix. C’est pourquoi nous réclamons un meilleur financement » explique Julie Proulx, coordonnatrice de l’organisme Action Chômage Kamouraska. 

Nombreuses luttes gagnées

Cette journée de grève sera aussi l’occasion de rappeler que de nombreuses luttes ont été gagnées grâce à leur existence malgré les enjeux de sous-financement. Au Québec, ces groupes représentent une grande diversité de la population : proches aidants, locataires, aînés, femmes, personnes immigrantes, personnes assistées sociales ou chômeuses, personnes de la diversité sexuelle et de genre, personnes en situation de handicap, etc.

« Oui, malheureusement, c’est le jour de la marmotte. C’est décourageant de devoir revenir sans cesse avec la même demande : être financés pour simplement remplir nos missions », explique Carol-Ann Kack, de la Table de concertation des groupes de femmes Bas-Saint-Laurent. 

12 groupes en grève

Les 12 groupes qui seront en grève ce lundi 2 février sont : 

Action Chômage Kamouraska, Action-populaire Rimouski-Neigette, ACEF Rimouski-Neigette et Mitis, Aide aux travailleurs accidentés, Association pour la défense des droits sociaux du Kamouraska, Comité Logement Bas-Saint-Laurent, Centre des travailleurs et travailleuses immigrants, Corporation de développement communautaire Rimouski-Neigette, Corporation de développement communautaire des Grandes marées, Regroupement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata, Table de concertation des groupes de femmes Bas-Saint-Laurent, la Fédération des personnes handicapées du KRTB.

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