Ottawa en plein chantage financier
Mobilité de la main-d’œuvre
Le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et La Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, dénonce le chantage financier du gouvernement Carney, qui cherche à utiliser l’argent des impôts des Québécois et des Bas-Laurentiens pour imposer des règles pancanadiennes en matière de main-d’œuvre, un champ de compétence pourtant clairement reconnu au Québec par l’Entente Canada–Québec sur le développement de la main-d’œuvre.
« Le Québec et le Bas-Saint-Laurent font face à des défis bien réels : pénurie de main-d’œuvre qualifiée, vieillissement de la population, attraction et rétention des travailleurs. Ces réalités exigent des solutions adaptées à nos régions, pas des diktats venus d’Ottawa », affirme le député.
Toutes les MRC du Bas-Saint-Laurent verront d’ailleurs leur population âgée de 15 à 64 ans diminuer au moins jusqu’en 2036. Selon l’Institut de la statistique du Québec, le taux d’emploi dans la région s’élève à seulement 53,1 %, l’un des plus faibles au Québec.
L’entente Canada–Québec permet au Québec de développer et de gérer ses propres programmes de formation et d’emploi, en fonction de ses priorités économiques, linguistiques et régionales. Le Bas-Saint-Laurent dispose déjà d’une offre de formation adaptée aux besoins de ses secteurs clés, dont en santé, tourisme, agroalimentaire, foresterie, maritime, culture et loisirs, et doit pouvoir continuer d’agir librement.
Retenir l’argent des Québécois
« Qu’Ottawa menace de retenir l’argent des Québécois pour forcer le Québec à se plier à ses conditions est inacceptable. C’est une attaque directe contre notre autonomie et contre les intérêts des régions du Québec », dénonce Maxime Blanchette-Joncas.
« On n’acceptera jamais que le gouvernement fédéral mette un prix sur les compétences du Québec. Le pouvoir fédéral de dépenser ne doit pas servir d’outil de chantage pour acheter notre autonomie avec notre propre argent », conclut-il.


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