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Trois-Pistoles et Pohénégamook : les urgences restent ouvertes

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent fait marche arrière
Le Centre hospitalier de Trois-Pistoles (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)

Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent fait marche arrière et annonce que les urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook seront maintenues et les consultations publiques prévues sont annulées.

« Nous avons bien entendu la population des Basques et du Témiscouata », a expliqué le Dr Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Il indique que les réflexions et les discussions sur l’avenir des soins et services de première ligne dans les deux communautés doivent se faire dans les meilleures conditions. Celles-ci ne sont tout simplement pas réunies en ce moment.

« Nous allons continuer à travailler avec nos équipes sur le terrain pour trouver des solutions, notamment pour faire face aux enjeux potentiels de bris de services dans les deux installations. Je veux être clair : les deux urgences restent ouvertes », explique Dr Carvalho.

Les consultations publiques prévues à Pohénégamook et à Trois-Pistoles les 17 et 18 février sont annulées.

Chambres de commerce

La Chambre de commerce de Trois-Pistoles / Notre-Dame-des-Neiges, conjointement avec la Chambre de commerce de Saint-Jean-de-Dieu, avaient pris position, cette semaine, face au « nouveau modèle » de gestion des services d’urgence proposé par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.

Si la santé demeure une priorité fondamentale, les deux Chambres ont affirmé que cette approche soulevait de sérieuses inquiétudes quant à ses impacts économiques et à l’avenir du développement régional dans Les Basques.

Le président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho (Photo Le Soir.ca- Johanne Fournier)

Les Chambres de commerce disaient être inquiètes d’un processus décisionnel qui semblait s’être fait sans vision globale des conséquences pour les territoires. Des décisions structurantes, prises en silo, sans analyse transversale des impacts sociaux, démographiques et économiques, vont directement à l’encontre des objectifs de vitalisation et d’occupation dynamique du territoire que le gouvernement affirme vouloir promouvoir.

Les services de santé constituent un pilier du développement économique régional. Les fragiliser compromet la capacité des régions à attirer de nouvelles familles, à retenir leur main-d’œuvre et à soutenir un tissu économique déjà sous pression.

Le maire avait été clair

Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney, avait été très clair le 26 janvier dernier alors que le conseil municipal avait adopté une résolution lors d’une séance extraordinaire stipulant qu’aucune réduction de services ne serait acceptée à l’urgence de l’hôpital de Trois-Pistoles. Il invitait la population à s’impliquer.

Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)

L’adoption de cette résolution survenait quelques jours après que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent eut laissé entendre, dans un communiqué, que la réorganisation des services de santé dans la région passait par l’envoi des ambulances vers Rimouski ou Rivière-du-Loup et par la diminution des heures d’ouverture de l’urgence de Trois-Pistoles.

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