Traverse Rimouski-Forestville : le bateau est acheté
La transaction s'est faite lundi
Le promoteur privé Louis-Olivier Carré confirme l’achat du navire pour la relance de la traverse Rimouski-Forestville. La signature officielle des documents d’acquisition s’est faite ce lundi 9 février.
« C’est un des plus gros jours de ma vie. C’est une grosse transaction, mais en même temps je me sens fébrile. Je pense que les gens ne comprennent pas les dimensions et l’ampleur de ce bateau. Quand ils vont le voir à Rimouski, ils vont comprendre », indique le président des Industries Rilec.
Le transfert de propriété devrait se faire au début avril et le bateau, présentement en Grèce, sera amené à Rimouski entre la mi-avril et la mi-mai. « Tout ça est s’il n’y a pas de délais en raison de la météo », mentionne monsieur Carré.

Une entente avec l’ancien propriétaire était en vigueur jusqu’en novembre dernier, mais celui-ci s’est montré patient, selon le promoteur.
« C’est une personne humaine et très gentille. Il nous a attendus dans tout ce processus, même s’il y a eu plusieurs personnes qui ont essayé de l’acheter. Il avait juste une parole et il l’a toujours gardée. Il m’a dit que j’avais tellement mis d’efforts là-dedans qu’il ne pouvait pas le négliger. »
Toujours prévu pour juin
Louis-Olivier Carré a toujours espoir d’offrir le service de traverse entre les deux rives dès le mois de juin 2026.
La transaction pour l’achat du traversier est évaluée à entre 12 et 14 M$. Pour la suite des démarches, monsieur Carré aura besoin du soutien financier du gouvernement du Québec. La Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville, un organisme formé par les deux villes pour la relance de la traverse, réclame 9 M$.

« Pour la partie bateau, nous n’interpellions pas le gouvernement. C’est pour la canadianisation et la mise à l’eau des rampes. Ce sont des éléments qui s’en viennent. Il y a une grosse partie de la canadianisation qui va se faire en Europe pour sauver du temps et il va rester une partie à faire au Québec quand le bateau sera arrivé. »
L’homme d’affaires affirme que le travail sur les documents pour cette aide financière suit son cours avec la Corporation.
« Ça va bien. Tout s’aligne dans le bon sens et tout le monde met l’épaule à la roue. Nous allons arriver à bon port », dit-il.
Un concours pour trouver le nom
Un concours sera lancé, dans les prochaines semaines, pour trouver un nouveau nom au navire qui porte présentement celui de Perseas.
« Je suis convaincu que les gens ont des idées. On sera surement surpris des noms qu’ils vont trouver. On s’adresse autant aux personnes de la Côte-Nord qu’à celles de Rimouski. Je tiens à remercier tous ceux qui s’impliquent de près ou de loin pour la réussite du projet. Il y a une équipe phénoménale en dessous de tout ça pour le faire avancer. Nous avons de bons intervenants », exprime Louis-Olivier Carré.
Lorsque le traversier sera en fonction, ce dernier compte embaucher 25 personnes.

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