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Aller voir et comprendre le cerf d’Anticosti en hiver

Guillaume Ouellet a découvert l'île en hiver
Beaucoup de neige en bordure de la forêt, mais très peu en « plein bois » où selon Guillaume Ouellet, les cerfs se déplacent sur une neige durcie, qui leur donne accès à des sources de nourriture. (Photo courtoisie Guillaume Ouellet)

Heureux comme Guillaume Ouellet, président du Réseau Zec et de la régionale des zecs du Bas-Saint-Laurent, qui vient de découvrir l’île d’Anticosti avec sa froidure, ses paysages enneigés, la pêche blanche et les « bucks » matures encore bien panachés, circulant librement dans le village de Port-Menier.

En entrevue à l’émission « Rendez-Vous Nature », il devenait alors intéressant de savoir comment on pouvait vivre un séjour hivernal sur la plus grande île du Saint-Laurent, inscrite depuis trois ans au patrimoine mondial de l’UNESCO

Guillaume Ouellet est revenu enchanté de cette première incursion au pays des cerfs.

« Ce fut un magnifique séjour, tranquillité absolue en hiver qu’il faut vivre pour comprendre. C’est paradisiaque. Tout est au ralenti », dit-il.

Un séjour empreint d’une grande curiosité. 

« On entend dire n’importe quoi sur l’île en hiver. Je voulais avoir mon propre jugement. Comment se comportent les cerfs en hiver. C’est certain que je n’ai pas circulé partout sur l’île qui est immense comme un continent (52 fois plus grande que l’île d’orléans, 17 fois l’île de Montréal), mais je voulais voir comment les cerfs se comportent en bord de mer et en forêt », raconte Guillaume Ouellet.

Il est impressionnant de voir des cerfs se faufiler entre de gros blocs de glace pour aller s’alimenter de varech et d’algues marines en bord de mer. (Photo courtoisie Guillaume Ouellet)

Il indique compris et vu, en discutant aussi avec des résidents, comment ce petit cervidé peut être aussi solide et aussi résilient.

« Finalement, il n’a pas besoin de grand chose. Il se déplace entre les gros blocs de glace; beaucoup plus que d’habitude cette année selon les résidents, sur les berges pour aller s’alimenter de varech et d’algues marines en se faufilant à travers cette glace inhospitalière. C’est un cerf de Virginie, pas un phoque. Son adaptation aux éléments est remarquable, impressionnante », estime Guillaume Ouellet.

Des cerfs actifs en forêt et les berges

Beaucoup de neige sur le continent comme sur le côté Nord de l’île, mais étrangement, très peu en forêt.

« J’ai même pris soin d’aller mesurer l’épaisseur de la neige en plein bois, et le cerf se déplace finalement dans ses « trails », même qu’ils se déplacent partout Dame Nature fait bien les choses. Les cerfs profitent ainsi de nouvelles sources de nourriture. Et de plus, la « neige est portante. En marchant, je n’ai pas senti de glace, ni de croûte », raconte « l’explorateur », qui a fait une pêche de rêve au Lac Castor, sur le territoire de la Pourvoirie du Lac Geneviève.

À l’aide d’un de bout de bois, Guillaume Ouellet mesure l’épaisseur de la neige en forêt, où le cerf se déplace aisément sur une neige durcie. (Photo courtoisie Guillaume Ouellet)

Impossible de ne pas parler du seul village de Port-Menier, habité par quelque 80 résidents en saison hivernale, où tous les services fonctionnent normalement. Guillaume Ouellet n’est pas prêt d’oublier son escapade sur Anticosti.

Même qu’il ne serait pas étonnant qu’il rejoigne, un jour, ses bons amis sur l’île, qu’il apprécie beaucoup. « Je ne sais pas ce que me réserve l’avenir, mais j’ai commencé à y semer des graines. Anticosti est un vrai havre de paix ».

Des cerfs mâles matures bien panachés circulent librement dans le village de Port-Menier. (Photo courtoisie Guillaume Ouellet)

On peut entendre ou réentendre le récit de Guillaume Ouellet sur son récent et premier séjour hivernal sur Anticosti, en cliquant sur le lien ci-dessus. 

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