Urgence de Mont-Joli : cellule politique mise en place
Martin Soucy et Bruno Paradis se sont rencontrés ce mardi
Les élus de La Mitis, plus particulièrement le maire de Mont-Joli, Martin Soucy et le préfet de la MRC de la Mitis, Bruno Paradis, travaillent à la mise en place d’une cellule d’urgence politique dans le dossier de la diminution des heures d’ouverture de l’urgence mineure de Mont-Joli les fins de semaine.
Les deux élus se sont rencontrés ce mardi après-midi afin de jeter les bases d’une vaste mobilisation annoncée vendredi dernier, quelques jours après que la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, eut confirmé que le recours aux médecins dépanneurs n’était pas possible, une mobilisation régionale pour défendre l’accès aux soins de leur population.
« La stratégie qui sera mise en place sera élaborée et réfléchie par la cellule. Elle n’émanera pas uniquement du préfet et du maire de Mont-Joli. C’est tous ensemble qu’on nous allons développer une stratégie pour revendiquer le retour des huit heures de service que nous avons perdu et une reconnaissance pleine et entière qu’il n’y aura plus de diminution de services à l’urgence de Mont-Joli. On ne peut pas se permettre de perdre des heures d’ouverture », affirme Martin Soucy.
Une stratégie sera mise en place avec des actions.
« Dans une stratégie, il est préférable de ne pas annoncer nos coups d’avance. Cela pourra prendre diverses formes. Pour l’instant, nous allons réunir des acteurs et la stratégie sera élaborée en groupe. La mobilisation se met en marche et ça ne veut pas dire qu’elle va prendre la même forme que ce qu’on a vu à Trois-Pistoles et à Pohénégamook », poursuit le maire de Mont-Joli.
Des coupures les samedis et dimanches
Depuis le 17 janvier dernier, l’urgence mineure de l’hôpital de Mont-Joli ferme ses portes à 16 h au lieu de 20 h les samedis et les dimanches, en raison de l’absence de médecins disponibles.
Une situation qui ne répond pas aux besoins de la population et qui compromet l’accès aux soins de première ligne.
« On ne choisit pas le moment où l’on tombe malade. Une urgence mineure qui ferme à 16 h, et parfois même dès 15 h lorsqu’elle est complète, ne correspond pas à la réalité des besoins de notre communauté. La population de la MRC de La Mitis n’est pas une population de second rang. Nous avons droit à des services de santé de qualité, comparables à ceux offerts ailleurs au Québec », déclare monsieur Soucy.

Le maire de Mont-Joli souligne que, depuis le début de cette situation et jusqu’à aujourd’hui, les élus de La Mitis ont agi de manière responsable en utilisant les mécanismes prévus et en sollicitant formellement l’intervention des autorités de santé. La réponse reçue ne répond toutefois pas aux attentes de la région.
Devant l’absence de solution satisfaisante, La Mitis franchit donc une nouvelle étape en mettant en place une cellule politique régionale chargée de coordonner les actions et de défendre activement le maintien des services.
Accès équitable et durable
Les élus des 16 municipalités de La Mitis se préparent à mobiliser la population pour réclamer un accès équitable et durable aux services de santé.
« La santé n’est pas négociable. Nous refusons que notre région soit traitée comme une variable d’ajustement administrative. Lorsque l’urgence mineure ferme à 16 h, ce sont des familles, des aînés et des travailleurs qui se retrouvent sans solution locale. Nous demandons à la ministre de prendre acte de la situation réelle vécue sur notre territoire et d’agir rapidement pour rétablir des heures d’ouverture adéquates à l’urgence mineure. Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement, mais nous attendons des gestes concrets. La Mitis se tient debout, et nous défendrons l’accès équitable aux soins avec détermination », ajoute le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis.

Par 