Viol collectif à Matane: un premier accusé remis en liberté
Christian Côté-Bérubé a comparu le vendredi 13 février
Un premier accusé dans une histoire de viol collectif qui se serait produit le 22 août 2025 dans la région de Matane, Christian Côté-Bérubé, a été remis en liberté sous condition pour la suite des procédures judiciaires, vendredi dernier (13 février) au palais de justice de Matane.
Initialement prévue ce lundi 16 février, l’enquête sur remise en liberté de Côté-Bérubé, représenté par Me Marie-Alexe Claveau, a été devancée à vendredi dernier. Il reviendra à la Cour le 8 avril pour donner une orientation à ses dossiers, notamment par l’enregistrement d’un plaidoyer.
Liberté refusée à un autre accusé
Vendredi dernier, le juge avait refusé de remettre en liberté sous conditions Jérémy Plamondon, de Sainte-Agathe-des-Monts.
Celui qui est représenté par Me Hugo Caissy restera donc en prison pour la durée du processus judiciaire. Il reviendra au tribunal le 5 mai pour son orientation et déclaration, c’est-à-dire l’enregistrement de son plaidoyer.
Une accusée renonce à sa liberté
Une autre cliente de Me Caissy, Paméla Lola Vaillancourt, a renoncé à la tenue de son enquête sur remise en liberté le 12 février au palais de justice de Matane. Elle restera donc détenue pendant le processus judiciaire. Elle reviendra à la Cour le 8 avril pour son orientation et déclaration.
Les dossiers de Zacharie Pierristil sont reportés au 16 mars à la même étape, soit celle de fixer la date de son enquête sur remise en liberté.
Les trois autres accusés
Mike Lavoie et Steven Savard-Gagnon, étaient de retour à la Cour le 10 février pour leur enquête sur remise en liberté pour la forme, donc seulement pour refixer une date, et dans les deux cas les dossiers ont été reportés à la même étape. Les deux suspects, qui sont représentés par Me Pierre Gagnon, reviendront au tribunal le 25 février, toujours pour fixer la date de son enquête sur remise en liberté.
Alexandre Turcotte-Pelletier a comparu le 6 février. Son enquête sur remise a été reportée au 23 février.
Six des sept accusés en prison
Jusqu’à maintenant, six des sept accusés demeurent détenus. Ils ont tous renoncé à la tenue de leur enquête sur remise en liberté dans un délai de trois jours, mais seule Paméla Lola Vaillancourt y a renoncé pour de bon.

Rappelons que la détention préventive faite avant l’imposition d’une peine compte à 1,5 jour par jour purgé. Les sept accusés sont détenus depuis leur arrestation le 15 janvier dernier.
Les avocats impliqués
Plamondon et Vaillancourt sont représentés par Me Hugo Caissy. Me Jacinthe Maurice oeuvrre pour Pierristil. Turcotte-Pelletier est représenté par Me Caroline Bérubé tandis que Me Marie-Alexe Claveau représente Côté-Bérubé.
La procureure de la Couronne, Paméla Tremblay, de Matane, agit dans tous les dossiers pour le ministère public.
Nombreuses accusations sur une personne mineure
Selon les dénonciations, dont Le Soir.ca a obtenu copie, les sept suspects sont accusés d’agression sexuelle grave, d’agression sexuelle avec la participation d’une autre personne d’incitation à des contacts sexuels, d’enlèvement, de séquestration et d’agression armée et d’avoir infligé des lésions corporelles.
Accusés d’avoir administré ou tenter d’administrer de la drogue
Pamela Lola Vaillancourt, Alexandre Turcotte Pelletier, Zacharie Pierristil et Steven Savard Gagnon sont aussi accusés d’avoir administré ou tenter d’administrer une drogue ou encore une matière stupéfiante à la présumée victoire avec l’intention de commettre ou d’aider à la perpétration d’un acte criminel.
La victime présumée est une personne mineure dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.
Pendant leur détention, les accusés ne peuvent pas communiquer entre eux et tenter de communiquer avec la victime présumée.
À LIRE AUSSI : Viol collectif : l’importance de briser le silence.


Par 