Stratégie industrielle de défense : le Québec doit recevoir sa part
Maxime Blanchette-Joncas réagit à Ottawa
Réagissant au dévoilement de la Stratégie industrielle de défense d’Ottawa, Maxime Blanchette-Joncas estime que le Québec doit recevoir la part qui lui revient des contrats de cette nouvelle stratégie fédérale.
Selon des données obtenues par le Bloc Québécois en 2024, les libéraux fédéraux n’ont accordé que 18,79% des contrats militaires au Québec depuis leur arrivée au pouvoir, une part jugée minime par rapport aux capacités du secteur industriel québécois.
« Le Québec, avec ses industries aérospatiale et navale foisonnantes, est on ne peut mieux placé pour recevoir la part du lion des contrats prévus à la Stratégie industrielle de défense. Or, depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, le Québec est désavantagé en termes de contrats militaires, tant selon notre population que selon notre capacité industrielle dans ces secteurs clefs. Ces nouveaux investissements joueront un rôle capital tant dans le développement des compétences que dans la création d’emploi : il est primordial pour nous que le Québec reçoive la part qui lui revient », a indiqué le député de Rimouski–La Matapédia dans un communiqué.
Le Québec boudé
Selon lui, les libéraux ont boudé le Québec lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs en défense.
Tant pour les avions CP-140, remplacés sans appels d’offres par les Boeing P8-A Poseidon contre le Global 6500 de Bombardier, que pour le chantier naval Davie, les libéraux ont snobé des industries québécoises pourtant établies, soutien le représentant bloquiste.

Maxime Blanchette-Joncas fait valoir que tant pour les avions de Boeing que pour les CF-18 remplacés par les F-35 de Lockheed Martin, les libéraux ont dépensé des milliards chez des firmes américaines sans garantie de retombées industrielles et technologiques.
« Nous proposions aussi en campagne électorale de privilégier les partenariats internationaux pour les achats militaires, idée maintenant retenue par les libéraux. Le Bloc fait donc une demande claire : préférez l’expertise québécoise à celle américaine, développez notre économie et assurez au Québec la part qui lui revient des imposants contrats à venir », conclut-il

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