Les propriétaires d’armes légales vont manifester pour leurs droits
Devant l'Assemblée nationale à Québec
Un grand rassemblement pacifique et légal d’opposition au Programme fédéral de rachat des armes à feu issu de la Loi C-2, doit réunir, le 28 février prochain, à 10 h, devant l’Assemblée nationale à Québec, les propriétaires d’armes légales, les chasseurs, les tireurs sportifs, les membres de clubs de tir, et les contribuables, sous le thème : « Nos armes ne sont pas à vendre ».
Cette manifestation provinciale s’inscrit en réaction à la position de Québec qui a toujours « poussé » le contrôle des armes, et qui demeure la seule province au pays favorable au rachat d’armes prohibées, appartenant à des propriétaires respectueux des lois, d’honnêtes citoyens, lesquels ont suivi une formation pour obtenir un permis légal d’acquisition et de possession d’une arme à feu.
« Nous ne sommes pas les vrais criminels », tranchent les organisateurs, dont Guy Morin, qui est bien connu pour son opposition à un registre Québécois des armes à feu; encore là que seul Québec a conservé. L’objectif qu’il poursuit maintenant est que les droits de propriété des armes à feu achetés légalement soient maintenus.
« La majorité des propriétaires d’armes sont tous favorables à un certain contrôle. Mais là, on n’est malheureusement plus dans le contrôle. Depuis le 1er mai 2020, des armes restreintes comme l’AR-15, ont été bannies. C’étaient les armes les plus réglementées au Canada. Puis Ottawa a banni tout ce qui ressemblait à ce type d’arme, soit des semi-automatiques qui ressemblent, en apparence, selon l’esthétisme, à des armes militaires avec chargeur détachable. Là on est ailleurs, ce n’est plus le contrôle, mais le désarmement, la confiscation d’armes légales », affirme Guy Morin, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».
La manif du 28 sonne l’alarme
Guy Morin estime que de la façon dont vont les choses, Ottawa ajoute régulièrement de nouveaux types d’armes à sa loi. C’est le signal d’alarme que veut sonner la manifestation du 28 février.
« On est rendus avec des armes non restreintes avec la possibilité de chasser avec celles-ci. Et ça ne s’arrêtera pas là. La Loi C-71 permet à la GRC d’ajouter des modèles d’armes de son choix. On ne sait pas lesquels. Les propriétaires d’armes qui ne se sentent pas concernés, tranquillement vont l’être, un jour ou l’autre ». Ottawa interdit déjà quelque 2 500 types d’armes à feu.

Guy Morin précise que quelque 2,5 millions d’armes à feu ont déjà été bannies, des armes restreintes telles AR-15, qui servaient aux tirs sportifs, à des compétitions uniquement dans des clubs de tirs, et des armes que plusieurs propriétaires au pays se servaient à la chasse.
Ciblés injustement
Par cette manifestation, les organisateurs, dont le chroniqueur et animateur Martin Bourget, espèrent rejoindre les propriétaires de ces armes, ciblés injustement, ceux qui possèdent légalement des armes de poing, dont l’achat et la ventes sont interdits, et les contribuables qui vont encore payer une facture qui ne règle rien,
« Rien de tout cela va diminuer la criminalité et faire en sorte qu’il y ait moins de victimes d’armes à feu. Moins de 1% des armes à feu achetées légalement sont reliées à des homicides au Canada. On ne règle pas grand-chose avec ce programme de rachat et avec tout l’argent des contribuables qu’Ottawa va y injecter. Car seulement 1% des 2,5 millions des propriétaires vont être compensés par ce programme de rachat qui est mal conçu et qui s’apparente a un vol de propriété privée, à la confiscation d’un bien (une arme), acheté et possédé légalement et utilisé en conformité avec toutes les lois qui sont en vigueur ».
On peut entendre et réentendre cette entrevue avec Guy Morin en cliquant sur le lien ci-dessus.

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