Un présumé prédateur sexuel conteste les accusations
Philippe Pierre Thomas fait face à plusieurs chefs d’accusation
Après avoir laissé entendre qu’il plaiderait coupable pendant presqu’un an, Philippe Pierre Thomas, 51 ans, de Sayabec, qui fait face à plusieurs chefs d’accusation en lien avec de nombreuses infractions de nature sexuelle, demande la tenue d’un procès puisqu’il conteste les accusations.
Évalué à une semaine, le procès devrait être fixé le 28 avril prochain, selon ce qui a été mentionné mardi dernier (17 février) au palais de justice d’Amqui.
Thomas est détenu depuis sa deuxième arrestation en semblable matière, le 10 juillet 2024. Rappelons que la détention préventive purgée avant l’imposition d’une peine est comptabilisée à 1,5 jour par jour purgé.
À la suite de sa deuxième arrestation, Thomas a été accusé d’entrave, voyeurisme, agression sexuelle, harcèlement, voie de fait et de bris d’ordonnance.
Arrêté en décembre 2023
Le suspect avait été arrêté une première fois en décembre 2023 par les enquêteurs lors d’une perquisition réalisée à son domicile. Les policiers avaient à ce moment procédé à la saisie de plusieurs fichiers de pornographie juvénile.
Il avait alors été accusé d’avoir eu en sa possession, d’avoir accédé, d’avoir distribué, d’avoir transmis et d’avoir rendu accessible de la pornographie juvénile.
Les infractions alléguées se seraient déroulées à Saint-Moïse et ailleurs dans le district de Rimouski sur une période s’étalant de 2005 à 2023.
Selon l’acte d’accusation, Thomas aurait notamment commis des attouchements sur une personne adolescente entre novembre 2006 et décembre 2007, alors qu’il se trouvait en position d’autorité ou de confiance.
Via les réseaux sociaux
« L’enquête tend à démontrer qu’il aurait pu avoir fait d’autres victimes à travers la province. D’ailleurs, certaines de ses victimes auraient pu être en contact avec le suspect via les réseaux sociaux alors qu’il utilisait les pseudonymes » Philippe Thomas », » Pierre Thomas » et » Pierre-Philippe Thomas » », mentionne la porte-parole de la SQ, Marythé Bolduc.


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