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Blanchette-Joncas réclame une déduction fiscale pour les fermes

Rénovation et modernisation des installations des producteurs
Maxime Blanchette-Joncas se lève en Chambre durant la période des questions. (Photo courtoisie Bernard Thibodeau- Chambre des communes)

Le député de Rimouski–La Matapédia, Maxime Blanchette-Joncas, demande au gouvernement fédéral d’accorder aux producteurs agricoles l’accès à une déduction fiscale immédiate de 100 % des investissements en bâtiments agricoles, notamment pour la rénovation et la modernisation de leurs installations, une mesure déjà offerte au secteur manufacturier afin de stimuler l’investissement.

Le Bloc Québécois estime qu’il s’agit d’une question d’équité fiscale pour les producteurs agricoles, qui font face à des investissements majeurs actuellement, ainsi qu’au cours des prochaines années.

Dans une région qui compte près de 2 000 fermes et où les recettes agricoles atteignent environ 630 M$ par année, de nombreuses entreprises devront investir massivement afin de se conformer aux normes en matière de bien-être animal.

3 800 emplois directs

L’agriculture génère également près de 3 800 emplois directs dans la région. Permettre une déduction immédiate aiderait concrètement les producteurs à moderniser leurs installations et à demeurer compétitifs.

Les producteurs ne peuvent absorber seuls ces coûts dans le contexte économique actuel.

Une vache laitière.(Photo courtoisie Producteurs de lait du Québec)

« Il est difficilement justifiable que le secteur manufacturier bénéficie déjà de cette mesure pour encourager ses projets, alors que les producteurs agricoles, eux aussi confrontés à des investissements majeurs, en soient exclus. Nos producteurs demandent l’équité, pas un privilège », affirme l’élu.

Près de 250 entreprises impliquées

Dans le Bas-Saint-Laurent, l’industrie forestière fait vivre des milliers de familles. Elle soutient plus de 6 000 emplois directs et indirects, regroupe près de 250 entreprises et représente près de 10 % de la récolte de bois du Québec.

Alors que les droits compensateurs américains fragilisent le secteur, utiliser davantage le bois d’ici dans la construction et la rénovation de bâtiments agricoles permettrait de soutenir nos entreprises et de stimuler la demande locale.

« Favoriser le bois dans les infrastructures agricoles, c’est appuyer directement notre industrie forestière tout en répondant aux besoins des producteurs. C’est une solution simple et concrète pour renforcer notre économie régionale. Soutenir l’agriculture et la forêt avec une seule mesure fiscale, c’est du gros bon sens. Moderniser nos fermes, c’est protéger des milliers d’emplois, ici, chez nous », conclut le député.

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