Urgence de Mont-Joli : stratégie à peaufiner
Discussions autour des stratégies et des tactiques à employer, confirme le maire Martin Soucy
La cellule de crise pour le maintien des services à l’urgence de Mont-Joli est en train de se mettre en place, en même temps que les intervenants concernés peaufinent la stratégie à adopter pour se faire entendre.
« Nous avons deux rencontres la semaine dernière dans les bureaux de La MRC de la Mitis. Nous avons discuté de stratégies et de tactiques reliées à notre urgence. On va s’outiller, on va travailler et on va établir un plan d’action. Ce que je veux dire aux gens, c’est qu’on se mobilise présentement avec les acteurs autour de l’urgence afin de faire connaître nos besoins », souligne le maire de Mont-Joli, Martin Soucy.
Il précise qu’il est important de bien maitriser le dossier avant de se lancer dans des actions. « Nous avons interpellé des gens pour nous aider à bien comprendre les enjeux ».
Pas annoncer ses coups d’avance
Une stratégie sera mise en place avec des actions.
« Dans une stratégie, il est préférable de ne pas annoncer nos coups d’avance. Cela pourra prendre diverses formes. Pour l’instant, nous allons réunir des acteurs et la stratégie sera élaborée en groupe. La mobilisation se met en marche et ça ne veut pas dire qu’elle va prendre la même forme que ce qu’on a vu à Trois-Pistoles et à Pohénégamook », mentionnait Martin Soucy lors d’une précédente entrevue, au moment de l’annonce de la mise en place de la cellule de crise.

Depuis le 17 janvier dernier, l’urgence mineure de l’hôpital de Mont-Joli ferme ses portes à 16 h au lieu de 20 h les samedis et les dimanches, en raison de l’absence de médecins disponibles. Une situation qui ne répond pas aux besoins de la population et qui compromet l’accès aux soins de première ligne.
« On ne choisit pas le moment où l’on tombe malade. Une urgence mineure qui ferme à 16 h, et parfois même dès 15 h lorsqu’elle est complète, ne correspond pas à la réalité des besoins de notre communauté. La population de la MRC de La Mitis n’est pas une population de second rang. Nous avons droit à des services de santé de qualité, comparables à ceux offerts ailleurs au Québec », s’insurge monsieur Soucy.

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