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« Bernard Drainville prend les zecs en otages »

Le candidat à la chefferie de la CAQ blâme les zecs d’imposer une double tarification aux motoneigistes
Le candidat à la chefferie de la CAQ, Bernard Drainville (Photo courtoisie)

Le président de ZECs Québec, Guillaume Ouellet, est dans tous ses états à la suite des propos du candidat à la direction de la CAQ, Bernard Drainville, qui blâme les zecs d’imposer une double tarification aux motoneigistes qui circulent sur leurs territoires sous gestion.

S’adressant à Bernard Drainville, le bouillant président des 63 zecs de la province, estime que le passage du candidat à la chefferie de la CAQ, à la tête du ministère de la Faune, a été trop court pour lui apprendre la signification d’une zec.

« C’est une zone d’exploitation contrôlée. La lettre « c » est pour contrôle, comme contrôler la circulation sur les zecs et protéger la faune et qu’on facture pour aider au financement obligatoire de nos territoires. Ce droit de circuler est pour tout le monde, sans faire de classes d’usagers, comme le souhaite le caquiste qui veut modifier le Règlement des zecs pour exempter les motoneigistes de payer. On n’a jamais été contre les motoneiges, la moitié des membres des zecs sont des motoneigistes. Les gestionnaires de zecs sont également des bénévoles passionnés 12 mois sur 12, pas juste quand il y a de la neige. Et les zecs sont aussi des moteurs économiques majeurs pour les régions », rappelle Guillaume Ouellet.

Circulation libre sur les sentiers balisés

« Le dossier des motoneiges dans les zecs était sur l’ancien bureau de la faune de monsieur Drainville et il ne l’a pas traité. C’est lui la menace préférant mettre de l’huile sur le feu par ses propos totalement erronés et sans fondement pour aller chercher des votes », rage Guillaume Ouellet.

Le président du Réseau Zec ajoute que « ça fait des années qu’il souhaite une entente financière de services allégée avec la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) », comme il en a une avec les quadistes, selon ce que stipule l’article 106,2 des zecs, qui prévoit notamment des ententes financières avec des organismes, que l’ex-ministre n’aurait pas lu, selon lui.  

« Mais ça grenouille trop dans notre dos pour s’entendre une fois pour toutes avec la FCMQ par des : « faites pas ceci et faites pas cela », ajoute-t-il.

Le président du Réseau Zec, Guillaume Ouellet. (Photo Myriam Quenneville / Audet Photo)

Le président de Zecs Québec rappelle que les motoneigistes membres de la FCMQ circulent librement sur des sentiers balisés à travers les zecs. Mais des droits de circulation s’imposent s’ils quittent ces sentiers fédérés.

« Il n’y a pas de double facturation comme le prétend monsieur Drainville. Mais c’est à lui, comme politicien, ou à son gouvernement, de trouver des solutions économiques et sociales, sans habiller l’un, et déshabiller l’autre, et surtout, sans prendre les zecs en otages ».

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