Urgence de Rimouski : les infirmières maintiennent la pression
Attaques contre des membres du personnel et des patients
Les infirmières de l’urgence de Rimouski poursuivent leur mobilisation à la suite du retrait d’un gardien de sécurité supplémentaire affecté depuis la violente agression qui a fait quatre blessés parmi des membres du personnel, le 26 janvier dernier.
Celles affectées au quart de nuit avaient refusé de rentrer au travail, le 29 janvier, pour manifester contre la décision du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, seulement 48 heures après l’agression.
Une entente a été conclue en conciliation, comprenant la création d’un groupe de travail sur la sécurité à l’urgence, au sein duquel les professionnelles en soins pourront faire valoir leurs préoccupations.
Or, en date du 5 mars, aucun agent de sécurité n’a été réaffecté, comme le demandaient les salariées. Elles estiment que cette mesure demeure essentielle pour assurer la sécurité du personnel et des usagers face aux enjeux rencontrés quotidiennement.
En guise de protestation, les infirmières de l’urgence ont procédé à l’affichage d’un grief en format géant directement sur les portes de l’unité.
Solidaires et déterminées
« Nous restons solidaires et déterminées à faire valoir nos droits et à obtenir des conditions de travail sécuritaires et respectueuses. La mobilisation se poursuit », indique le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent sur sa page Facebook.
Sa vice-présidente aux relations de travail, Célina Caron, indiquait en janvier que les incidents violents deviennent de plus en plus fréquents à l’urgence de Rimouski.

« Même s’ils sont imprévisibles, l’employeur a l’obligation de mettre en place des mesures pour diminuer les risques et faciliter les interventions afin d’assurer la sécurité du personnel et des patients », mentionnait-elle dans un communiqué.
Voies de fait contre quatre personnes
L’évaluation sur la responsabilité criminelle d’Andrii Halyanoskyy, arrêté par la Sûreté du Québec à la suite de l’attaque du 26 janvier dernier à l’urgence de Rimouski, se poursuit jusqu’au 23 mars, à la demande de l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, où l’accusé est détenu.
La demande de prolongation a été autorisée le 26 février par le juge de la Cour du Québec, Richard Côté.
Il a été formellement accusé de quatre chefs d’accusation pour voies de fait contre deux infirmières, un préposé aux bénéficiaires et une résidente en médecine.
En plus de celle survenue en janvier, l’urgence de l’Hôpital régional de Rimouski a été le théâtre d’une autre agression physique importante, le 9 février en fin d’après-midi, alors qu’un homme de 27 ans, visiblement intoxiqué, a attaqué deux patients qui se trouvaient dans la salle d’attente de l’établissement.

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