Développement agricole : La Mitis revoit ses priorités
228 entreprises réparties le territoire
La MRC de la Mitis est au cœur du processus de mise à jour de son plan de développement de la zone agricole (PDZA), l’agriculture qui occupe une place importante dans l’économie de la MRC avec 228 entreprises agricoles sur son territoire.
Longtemps considérée comme le berceau de la production ovine au Canada, La Mitis a vu son agriculture se diversifier au cours des dernières années.
Les productions laitières, ovines et bovines demeurent en tête de liste, mais on a vu l’émergence d’entreprises en horticulture et en acériculture, notamment, sans oublier la fameuse filière di lin qui poursuit son développement.
Cette évolution rend nécessaire de revoir et de mettre à jour son PDZA qui guidera les actions en matière d’agriculture dans la Mitis au cours des prochaines années.
« Le PDZA, c’est un document d’orientation pour déterminer les grandes priorités pour le développement de l’agriculture dans la Mitis. Le plan vise à faire l’état de la situation pour bien connaître notre agriculture et à planifier de quelle manière on veut soutenir notre agriculture dans le futur », explique le conseiller en développement agroalimentaire à la MRC de La Mitis, Jonathan Ferté, en entrevue avec Le Soir.ca.
Ce plan de développement appartient au territoire de la Mitis et non à la MRC en tant qu’institution.
« L’idée, c’est de travailler en collaboration avec l’ensemble des partenaires qui travaillent en agriculture. Le premier PDZA avait été adopté en 2016. Pendant 10 ans, nous avons soutenu plusieurs initiatives avec plusieurs partenaires et là nous mettons à jour les priorités. L’objectif, c’est d’avoir une agriculture prospère sur un territoire prospère. Nous sommes une MRC dévitalisée et nous voulons que l’agriculture contribue à la vitalité de nos municipalités. Quand on sait on l’.on va, c’est plus facile d’y arriver et d’aller chercher du financement auprès du gouvernement pour mettre en place des choses qui vont nous aider », précise monsieur Ferté.
Consultation en plusieurs phases
Pour bâtir le prochain PDZA, une consultation en plusieurs phases est en cours.
« Nous avons d’abord travaillé avec un comité de 25 personnes que nous avons choisies de manière assez diversifiée. Ils ont déjà débroussaillé nos enjeux, nos forces et nos faiblesses. Nous sommes rendus à l’étape de consulter l’ensemble des producteurs, mais aussi la population, les élus et les organismes afin que tout le monde puisse faire part de ses enjeux en termes d’agriculture. Deux consultations sont prévues en mars, le 18 de 19 h 30 à 22 h au centre polyvalent de Saint-Gabriel et le 24 mars de 9 h 30 à 12 h au centre communautaire de Sainte-Flavie », mentionne Jonathan Ferté.
L’état de la situation du portait de l’agriculture dans la Mitis est amorcé, mais pas complété.
« Il y a des données qui seront présentées lors des consultations publiques. Le bilan des 10 premières années du PDZA est complété. La production ovine demeure importante, même si elle vit des enjeux actuellement », souligne monsieur Ferté. La Mitis compte entre 30 et 40 entreprises ovines.

Depuis l’adoption du premier PDZA, Jonathan Ferté a travaillé avec plus de 50 partenaires. Actuellement, les agriculteurs demandent au milieu municipal de se sentir écoutés et reconnus.
Plusieurs partenaires ont travaillé en collaboration pour le développement de la filière du lin dans la Mitis lors des 10 dernières années.
« Il y a eu beaucoup de recherches et de développement au début avec l’idée de valoriser autant la fibre que le grain. La Coopérative Innolin a pris le relais. Elle mise principalement sur la mise en marché du grain. Le volet fibre n’est pas abandonné complètement, mais la priorité a été donnée au grain parce que s’il n’y a pas de marché pour le grain, il n’y aura pas de fibre », signale monsieur Ferté.
De nombreuses réalisations
Parmi les réalisations du premier PDZA, Jonathan Ferté souligne la mise en place de l’Arterre qui découle directement de la majorité des PDZA de la région afin de favoriser les transferts d’entreprises agricoles.
« Dans La Mitis, il y a eu des assouplissements à la protection du territoire agricole, la récente étude sur les plastiques agricoles, l’étude menée autour de l’accaparement des terres et de l’agriculture de capitaux. Il y a eu du soutien et de la concertation pour les marchés publics, par exemple de la promotion commune et la mise en place des coupons nourriciers. Il y a eu des projets de sensibilisation et de promotion comme jeunes trayeurs et jeunes bergers qui ont été mis en place pour former des jeunes. On travailler au plan régional au développement de la culture de la noisette et du genévrier. Depuis cinq ans, on produit un dépliant qui s’appelle Goûter La Mitis qui permet de mettre en valeur les entreprises bioalimentaires qui vendent au niveau local ».

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