Droits de circulation dans les zecs : Drainville fait fausse route
Le président Guillaume Ouellet rectifie des propos jugés erronés
L‘incompréhension succède à la colère chez le président des 63 zecs, à la suite des propos du candidat à la direction de la CAQ, Bernard Drainville.
Celui-ci blâme les gestionnaires bénévoles de ces territoires fauniques, d’imposer une double tarification aux motoneigistes de passage, hors des sentiers fédérés, tout en souhaitant que le Règlement des zecs soit modifié pour exempter les motoneigistes de payer.
« Cette exemption porterait une atteinte directe à l’autofinancement de nos zecs. Retirer ces revenus menacerait leur viabilité et l’accès au territoire serait en péril. On perdrait le contrôle obligatoire d’une Zone d’Exploitation Contrôlée », affirme en substance le président de ZECs Québec, Guillaume Ouellet, dans un long communiqué aux médias.
Selon ce dernier, les sentiers fédérées, quads et motoneiges, sont arrivés après la création des zecs en 1978, sans considérer leur vocation.

« Une partie des droits d’immatriculation payés par les motoneigistes financent des opérations de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), qui bénéficie d’un revenu récurrent. Alors que les zecs appliquent le modèle de l’utilisateur – payeur. Pourquoi parler de double tarification ? », s’interroge celui qui souhaite un partage des coûts et des responsabilités, comme dans l’entente avec la Fédération québécoise des clubs quads.
Payer pour circuler
Des pourparlers sont en cours avec la Fédération Québécoise des Motos Hors-Route.
« Ces discussions sont très positives, ainsi qu’avec d’autres partenaires. Mais demeurent très difficiles depuis trois ans avec la FCMQ, avec qui nous souhaitons un réel partenariat. D’autant, affirme Ouellet, que Québec installera des pancartes pour prévenir les utilisateurs que des droits de circulation sont à payer en circulant sur une zec.

Le président des 63 zecs souhaite une entente cadre entre une zec et des clubs.
« Mais la FCMQ décourage ses membres de conclure des ententes locales. Nous avons des écrits qui le prouvent. C’est très frustrant, surtout qu’on a besoin de leur apport économique », estime Guillaume Ouellet.

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