L’essence pourrait atteindre 2 $ le litre au Québec
Le litre ordinaire est maintenant vendu à 164,9 ¢ à Rimouski
La hausse marquée du prix du pétrole sur les marchés internationaux, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, pourrait faire grimper le prix de l’essence ordinaire jusqu’à 2 $ le litre, à court terme, au Québec.
Selon l’expert en énergie Yvan Cliche, spécialiste au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal dont les propos sont rapportés dans le Journal de Montréal, la tendance actuelle laisse croire que les prix continueront d’augmenter.
Elle s’explique particulièrement tant que les pétroliers ne pourront pas circuler normalement dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole située entre l’Iran au nord et les Émirats arabes unis au sud.
Parallèlement, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a franchi, dimanche, la barre des 100 $ US pour la première fois depuis juillet 2022.
En quelques heures, il a même atteint près de 120 $ avant de redescendre autour de 102 $, puis de remonter aux environs de 107 $.
À titre de comparaison, le baril se négociait autour de 67 $ à la fin février, juste avant le début des hostilités. Cette forte volatilité s’explique notamment par une réduction importante de l’approvisionnement destiné à certains marchés.
Maintenant à 164,9 ¢
Après avoir grimpé à 156,9 ¢, la semaine dernière, le litre d’essence ordinaire a été haussé de neuf cents, lundi, pour atteindre 164,9 ¢ à Rimouski.
Certaines stations-service affichaient des hausses notables ailleurs au Québec, où l’essence ordinaire se vendait 176,9 ¢ le litre.
Depuis le début de la guerre en Iran, le prix moyen à la pompe aurait augmenté d’environ 20 ¢ dans plusieurs régions, dont Lanaudière, Montréal, Laval et la Montérégie.

Comme l’indique Yvan Cliche au Journal de Montréal, deux éléments pourraient toutefois freiner cette hausse, soit un apaisement du conflit qui permettrait la reprise normale du transport maritime dans la région ou encore une baisse de la demande provoquée par des prix trop élevés à la pompe.
Dans un tel contexte, certains pays pourraient aussi décider de puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole afin de stabiliser les marchés. Ces stocks demeurent toutefois limités et correspondent généralement à environ trois mois de consommation.

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