Rachat fédéral des armes : « Québec sous pression »
Ernie Wells en discute avec Guy Morin
« On a réussi notre coup et ce fut un grand succès », affirme un des principaux organisateurs du grand rassemblement pacifique et légal du 28 février dernier en opposition au Programme fédéral de rachat des armes à feu issu de la Loi C-21, Guy Morin.
Selon ce dernier, de sources policières, l’événement a réuni quelque 4 000 sympathisants devant le parlement de Québec.
Depuis, des municipalités du Québec se rallient aux opposants.
« On est sur une lancée. La Haute-Gatineau au complet ne veut rien savoir du programme. Six autres municipalités doivent suivre le mouvement qui continue de faire son chemin. Québec ne pourra pas nous oublier au cours des prochaines semaines et doit se retirer du programme. Ultimement, Ottawa doit le mettre de côté aussi », estime Guy Morin.
Les propriétaires d’armes légales, les chasseurs, les tireurs sportifs, les membres de clubs de tir, et les contribuables, s’étaient rassemblés sous le thème : « Nos armes ne sont pas à vendre ».
La cible a été atteinte, selon le pro-arme connu pour son opposition à un registre Québécois des armes à feu.
Politiciens vus, mais silencieux
« Beaucoup de discussions se font à l’intérieur de l’Assemblée nationale. Le ministre de la Sécurité publique et ministre responsable des Relations avec les Premières Nations, Yan Lafrenière, sans reculer, a amoindri sa position. Mais il reste que le Québec est la seule province à adhérer au programme, alors que toutes les autres provinces et les corps policiers disent non. On va voir ce qui va se passer. Notre manif a mis beaucoup de pression sur Québec » affirme Guy Morin, dans une récente entrevue bilan à « Rendez-Vous Nature ».
Des politiciens des deux gouvernements de Québec et d’Ottawa ont été vus dans la foule.

« On avait décidé au départ de ne pas leur donner la parole, pour que ce soit un rassemblement des citoyens. C’est certain qu’il y avait des représentants du Parti Conservateur du Canada et du Québec, mais aucuns des quatre partis à l’Assemblée nationale, évidemment ».
Selon Guy Morin, il n’en demeure pas moins que Programme fédéral de rachat des armes à feu au pays est un fiasco. Moins de 1% des armes à feu achetées légalement sont reliées à des homicides au Canada.
On compte 2,5 millions des propriétaires concernés par ce programme de rachat d’armes achetées, possédés légalement et utilisées en conformité avec toutes les lois qui sont en vigueur.
Et Ottawa n’aura pas assez d’argent pour compenser ces propriétaires qui ont jusqu’au 31 mars pour s’y inscrire. « Encore une fois, ce sera de l’argent gaspillé absolument pour rien ».
On peut entendre et réentendre cette entrevue en cliquant sur le lien ci-dessus.

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