Après la cabane à sucre, il faut aller prendre l’air
Ernie Wells en discute avec le chronique plein air, Alexis Nantel
Avec le mois de mars, le plein air se situe entre deux mondes. L’hiver qui s’accroche et le printemps qui hésite, mais c’est aussi le temps des sucres et il est possible de transformer une sortie à la cabane, en une vraie journée plein air.
C’est le chroniqueur plein air à « Rendez-Vous Nature », Alexis Nantel, pour qui il fait cesser de voir la cabane à sucre comme un simple repas, mais plutôt comme une sortie plein air complète.
« Si tu fais 45 minutes d’auto pour aller te sucrer le bec, manger des oreilles de crisse et de la tarte au sucre… et que tu reviens t’écraser sur le divan, tu as manqué une belle occasion », affirme-il en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».
« Ce que j’aime du temps des sucres, c’est que ça nous force à nous déplacer. À voir la famille élargie, à sortir de la routine. Et la majorité des cabanes offrent beaucoup plus qu’un repas. La clé, c’est simple : arriver un peu plus tôt, aller marcher avant de manger et retourner prendre l’air après », poursuit Alexis.
Le fameux « crash » du sirop d’érable
Mais après un succulent et gros repas à la cabane, est-ce qu’on a vraiment envie d’aller marcher ? Absolument, selon Alexis.
« C’est là que ça change tout. Une marche tranquille de 20 à 30 minutes en forêt, après un repas copieux, aide la digestion, stabilise l’énergie et évite le fameux “crash” du sirop d’érable. Et surtout, ça transforme la journée en souvenir. Les enfants qui courent dans la neige. Les grands-parents qui racontent comment c’était “dans leur temps”. La tire sur la neige dehors. La cabane à sucre, ce n’est pas un buffet. C’est une expérience », affirme-t-il.
Et pour pousser l’idée encore plus loin, pourquoi ne pas jumeler ça avec une activité́ un peu plus sportive?

« Mars et avril sont, selon moi, des mois extraordinaires pour faire du « fat bike », explique Alexis le randonneur.
Selon ce dernier, le mois de mars est magique pour le « fat bike ». Les sentiers sont encore gelés le matin, la neige est tassée. Il y a moins d’achalandage qu’en plein mois de janvier.
« Avec des pneus larges et idéalement à clous quand c’est glacé, c’est stable, sécuritaire et étonnamment accessible. Le réseau des parcs est parfait pour ça. « Fat bike » en matinée,cabane à sucre en après-midi, et puis on savoure chaque bouchée sans culpabilité ».
La cabane et les joues rouges
En somme, selon Alexis le randonneur, c’est simple, mars n’est pas un mois « plate ». C’est un mois de transition.
Voir sa famille, honorer une tradition québécoise, bouger dehors, essayer un sport différent, prendre l’air, même si on mange un peu plus sucré que d’habitude, en se rappelant que la santé, ce n’est pas juste ce qu’il y a dans l’assiette.
« Ce sont aussi les rires, les pas dans la neige, les joues rouges au retour. On doit planifier une journée complète, pas juste un repas, s’habiller pour jouer dehors. Transformer une tradition gourmande, en tradition active et mars peut devenir un des plus beaux mois plein air au Québec » affirme Alexis Nantel.
On peut entendre et réentendre cette entrevue en cliquant sur le lien ci-dessus.

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