Harcèlement : absolution conditionnelle pour Raymond Roussel
À l’encontre du DG de la Municipalité de Sainte-Luce, Sheldon Côté
Raymond Roussel, l’ancien propriétaire du Manoir Saint-Laurent de Luceville, a plaidé coupable le 13 mars dernier, au palais de justice de Rimouski, à des accusations de harcèlement à l’encontre du directeur général de la Municipalité de Sainte-Luce, Sheldon Côté, pour des événements survenus lors d’une séance du conseil municipal, le 5 février 2024.
Le juge de la Cour du Québec, Jérôme Simard, a prononcé une absolution conditionnelle au respect d’une probation de deux ans dans laquelle Roussel devra effectuer 50 heures de travaux communautaires et faire un don de 500$ dans un délai de 12 mois.
Si Raymond Roussel respecte ses conditions, dont celle de garder la paix et avoir une bonne conduite, il n’aura pas de casier judiciaire.
Parmi les autres conditions prévues dans la probation, notons l’interdiction d’assister aux séances du conseil municipal, l’interdiction d’entrer en contact avec le plaignant et l’ex-mairesse de Sainte-Luce, Micheline Barriault et l’interdiction de faire référence à ces deux personnes sur les réseaux sociaux.
Assemblée houleuse
Lors de la séance du conseil municipal du 5 février 2024, Roussel avait tenu des propos insultants et méprisants dans la salle, envers les membres du conseil municipal et la direction, lors de la période de questions.
Malgré les directives données pour mettre fin à son intervention cette personne avait refusé d’obtempérer, continuant à crier au micro. La situation avait alors dégénéré, nécessitant l’intervention de la Sûreté du Québec.

« Pour nous, cette décision marque la conclusion d’un dossier important. Elle rappelle que, même si les débats et les opinions peuvent diverger, les échanges doivent toujours se faire dans le respect. Les séances de conseil municipal sont des lieux de démocratie où les citoyens peuvent poser des questions et exprimer leurs points de vue. Cependant, les gestes d’intimidation, les insultes et les comportements agressifs n’y ont pas leur place. Nous espérons que l’issue de ce dossier contribuera à rappeler l’importance du respect dans nos institutions démocratiques et encouragera les élus municipaux de partout, à faire valoir ce principe fondamental », avait commenté Micheline Barriault sur sa page Facebook.

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