Fermeture de bureaux de la faune : « Les élus doivent s’en mêler »
Ernie Wells en discute avec le président du syndicat des agents, Martin Perreault
Les bureaux de Protection de la faune des régions giboyeuses de Chandler, Causapscal et Sainte-Anne-des-Monts, dans la zone 1 Gaspésie, la plus giboyeuse de la province, vont fermer. Le Syndicat des agents de la protection de la faune du Québec (SAPFQ) presse les politiciens municipaux et provinciaux d’intervenir, pendant que c’est encore le temps.
Des fermetures contestées par la communauté des chasseurs et le public non-chasseur. Des agents de protection de la faune s’inquiètent pour la protection des grands gibiers, pour la suite de leur propre carrière et pour l’avenir de leur famille puisqu’ils seront déracinés de leur localité,
Le Syndicat interpelle l’intervention urgente des élus provinciaux pour renverser ces décisions. Le premier bureau à fermer ses portes est Chandler en juillet prochain, suivi de Causapscal, en février 2027.
Le poste de Sainte-Anne-des-Monts, où il reste deux agents en service, serait dans la cible du ministère, selon des rumeurs persistantes.
C’est la faute du ministère!
Pour le président du syndicat, Martin Perreault, le ministère justifie faussement la fermeture du bureau de Chandler, par la fin du bail du local occupé par les agents depuis neuf ans.
« C’est facile de mettre la faute sur le dos du propriétaire de l’immeuble avec un bail de location d’une durée d’un an. Il devient impossible d’effectuer des travaux demandés et les investissements requis, sans un minimum de garanties d’occupation. Et le ministère dit que c’est la faute du propriétaire qui ne veut pas renouveler le bail, et non la sienne parce qu’il est incapable d’assumer sa décision », affirme Martin Perreault, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».

Celui-ci a eu des discussions avec les propriétaires des locaux habités pas des agents de la faune de Chandler et Causapscal.
Appel à tous les partis politiques
Le #1 des agents estime qu’avec des baux d’un an, c’est une façon pour le ministère de faire mourir les bureaux des agents à petit feu.
« C’est le gouvernement qui a dit qu’il ne renouvelait pas les baux de Chandler et de Causapscal », tranche Martin Perrault qui interpelle les élus de monter aux barricades.
« Il faut que tous les partis politiques se positionnent et s’en mêlent. Le bureau de Chandler ferme dans cinq mois. Depuis des années, je réclame de voir le Plan de l’organisation de la protection de la faune. Les élus doivent y avoir accès. On ne sait rien et le ministère ne dit rien. Ça prend des agents sur le terrain, à des endroits stratégiques ».
Selon Martin Perreault, Québec projette toujours de fermer 40% de ses bureaux de la faune.
« C’est insensé. On n’a déjà plus, ou moins d’agents dans des points de services. Si Québec ferme des bureaux, on réduit encore le nombre d’agents, et les services aux citoyens, la protection de la faune, la protection du patrimoine faunique, vont être affectés.
La zone 1 de la Gaspésie compterait actuellement 12 agents en service sur un immense terrain de lacs et de montagnes de 21 000 km2, qui couvre 5% du territoire québécois.
On peut entendre et réentendre cette entrevue exclusive à « Rendez-Vous Nature », avec le président des agents de la protection de la faune, Martin Perreault en cliquant sur le lien ci-dessus.

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