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Musées de l’Est : des gains, mais une iniquité persiste

Coûts de transport élevés pour les expositions, les tournées et la logistique
Des visiteurs lors d’une exposition au Musée régional de Rimouski. (Photo courtoisie)

Le Regroupement des musées régionaux de l’Est du Québec accueille favorablement l’annonce faite ans le cadre du dévoilement du budget du gouvernement du Québec, soit la pérennisation et l’augmentation de l’enveloppe destinée au fonctionnement des institutions muséales.

Ces investissements représentent un signal positif pour les institutions muséales de l’Est, qui avaient lancé un cri d’alarme, en octobre dernier, sur la fragilité de leur financement et les défis grandissants auxquels elles font face, les empêchant de remplir pleinement leur mission auprès des populations régionales.

« Les nouveaux crédits nous donnent de l’air, sans toutefois corriger l’écart structurel entre un musée situé dans un grand centre et un musée situé à des centaines de kilomètres des grands pôles urbains. Sans supplément pour l’éloignement, les musées en régions éloignées doivent continuer de faire « plus » avec « moins », et c’est le Québec qui est privé de tout le potentiel culturel, éducatif et touristique des régions éloignées », insiste le porte-parole des musées régionaux de l’Est-du-Québec, Martin Roussy.

Absence d’un supplément lié à l’éloignement

Malgré ces progrès, le Regroupement rappelle qu’un enjeu fondamental demeure : l’absence d’un supplément lié à l’éloignement pour les 43 musées situés en régions éloignées, une demande qui s’élevait à 2,54 millions de dollars par année.

Les musées de l’Est du Québec doivent composer avec des coûts de transport beaucoup plus élevés pour les expositions, les tournées et la logistique.

Les directions générales des musées de la Gaspésie (Martin Roussy), de Rimouski (France Leclerc), du Bas-Saint-Laurent (Mélanie Girard), de la Côte-Nord (Mélissa Lacroix), de la Mer aux Îles-de-la-Madeleine (Carole Lemieux) et Jean-François Royal, président de la Société des musées du Québec. (Photo courtoisie)

Il s’agit de défis accrus de recrutement et de rétention du personnel spécialisé, des coûts d’énergie, d’entretien des bâtiments et d’assurance souvent plus lourds, une base de population plus restreinte pour la billetterie, la philanthropie et les revenus autonomes.

Le Regroupement rappelle qu’il ne s’agit pas d’un traitement de faveur, mais d’un principe d’équité territoriale. Lorsque les conditions sont différentes, le financement doit l’être aussi.

Au coeur des discussions politiques

Les musées régionaux de l’Est du Québec entendent poursuivre leurs démarches auprès du gouvernement et des partis d’opposition au cours des prochains mois.

« Nous souhaitons que la création d’un supplément pour l’éloignement devienne un engagement partagé par l’ensemble des formations politiques en vue des prochaines élections générales », ajoute monsieur Roussy.

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