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Basketball féminin au Cégep de Rimouski : pas un non définitif

Un enjeu de capacité pour le retour d'une équipe
Le Sélect juvénile D2 de l’École Paul-Hubert de Rimouski. (Photo courtoisie)

La directrice générale du Cégep de Rimouski, Julie Gasse, ne ferme pas la porte définitivement à la mise en place d’une équipe féminine de basketball au sein de la structure des Pionniers. Elle soutient qu’une évaluation est en cours pour déterminer les besoins.

En décembre dernier, l’établissement d’enseignement a refusé la demande de 13 élèves-athlètes du Sélect de l’école Paul-Hubert qui souhaitent le retour du programme féminin pour la saison 2026-2027 afin d’éviter leur exil dans les grands centres pour pratiquer leur sport.

Julie Gasse indique que cette décision s’explique par des enjeux de capacité au PEPS du Cégep de Rimouski.

« Nous avons dit non pour l’année prochaine parce que nous n’étions pas prêts. Nous étions en train de faire la réouverture du PEPS. Nous voulons également réévaluer les trois niveaux de besoins du PEPS, soit pour les cours d’éducation physique, la communauté et les 250 athlètes des 11 équipes sportives du programme des Pionniers, pour que nous soyons certains de notre formule », dit-elle.

D’autres intérêts

Madame Gasse affirme que de l’intérêt a aussi été démontré pour l’ajout d’autres sports au programme des Pionniers.

« Cette décision cadre dans une analyse plus globale. Il faut faire attention de faire un choix plus qu’un autre. Par contre, nous sommes bien ouverts à reconsidérer notre offre sportive parce qu’il y a une évolution à ce niveau », exprime la directrice.

La directrice générale du Cégep de Rimouski, Julie Gasse. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

Elle ajoute qu’une équipe est déjà en train de faire une évaluation, notamment en recensant les sports dans les écoles secondaires et en évaluant les capacités du PEPS pour un plan à long terme.

« Avec un peu de vécu, nous allons être capables de faire une juste analyse en fonction aussi du paysage sportif au secondaire dans l’ensemble du territoire, soit Amqui, Mont-Joli et Trois-Pistoles en plus du Paul-Hubert de Rimouski. Là aussi la pratique sportive s’intensifie auprès des jeunes. Il faut considérer le besoin général pour notre évolution d’équipes sportives. »

En faveur de la pratique sportive

La directrice du Cégep de Rimouski voit d’un œil favorable que les jeunes veulent pratiquer leur sport à Rimouski.

« Nous avons un enjeu de capacité et ce n’est que ça. Une enquête nationale sur la santé mentale de nos étudiants collégiaux démontre que la pratique sportive permet de rétablir l’équilibre de vie et de diminuer l’anxiété. Quand nous disposons d’un équipement, il faut l’utiliser pour résoudre ces problèmes. Est-ce que c’est la pratique libre ou la pratique de compétition qui va le faire? C’est ce qu’il faut calibrer », affirme-t-elle.

Un match de basketball féminin entre l’Est-du-Québec et la Rive-Sud aux Jeux du Québec 2023 à Rimouski. (Photo journallesoir.ca- Alain Tremblay)

Certaines joueuses de basketball en cinquième secondaire à l’école Paul-Hubert de Rimouski ont pris la décision d’entreprendre leurs études collégiales à l’extérieur de la région lors de la prochaine rentrée scolaire.

« Plusieurs personnes vont devoir partir de Rimouski pour aller étudier ailleurs. Je vais en sciences de la nature pour probablement devenir physiothérapeute. Je vais devoir réfléchir à savoir si je quitte Rimouski pour le basket. C’est une grosse décision. C’est plate parce que mon cours se donne ici », avait mentionné une élève-athlète, Mathilde Beaulieu, en décembre dernier, à la suite du refus du Cégep de Rimouski.

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