Actualités > Justice > Agressions sexuelles : Jonathan Brisson écope de deux ans
Justice

Agressions sexuelles : Jonathan Brisson écope de deux ans

Peine imposée à l'ex-éducateur en centre jeunesse
Jonathan Brisson (Photo coutoisie)

Le juge de la Cour du Québec, Richard Côté, a tranché ce vendredi matin au palais de justice de Rimouski. Il a imposé une peine de deux ans de pénitencier à Jonathan Brisson, cet ex-éducateur en centre jeunesse qui a plaidé coupable à des accusations d’agressions sexuelles, d’attouchements sexuels et de leurre sur une adolescente qui avait 15 et 16 ans au moment des faits, alors que lui avait entre 24 et 26 ans.

Le procureur de la Couronne, Me Alex Turcotte, réclamait une peine de quatre ans tandis que l’avocate de l’accusé, Me Caroline Bérubé, a plaidé pour une peine de détention provinciale entre 12 et 18 mois.

Le juge a estimé que les faits justifiaient une peine dans un pénitencier fédéral.

La peine comprend également une probation de deux ans qui commencera à la libération de l’accusé qui ne pourra exercer de métier rémunéré ou non qui le placerait en autorité sur des personnes mineures.

Le juge a aussi prononcé une interdiction de posséder des armes de 10 ans, le prélèvement d’ADN pour analyse génétique et l’inscription pour une période de 20 ans au registre des délinquants sexuels.

Facteurs aggravants

Le juge estime que le principal facteur aggravant est le fait que l’accusé était en situation d’autorité. Les faits se sont déroulés entre février 2020 et septembre 2022.

« Il était l’éducateur-conseil de la plaignante qui est tombée amoureuse de lui. La première relation sexuelle complète a eu lieu lorsque la victime avait 15 ans. À sa sortie du centre de réadaptation, la plaignante s’est installée en couple avec l’accusé. La relation s’est terminée en septembre 2022 ».

Le rapport présentenciel est plutôt favorable à l’accusé, aujourd’hui âgé de 29 ans. Il n’a aucun antécédent judiciaire. Il vit avec une femme une relation empreinte de respect.

« Selon le rapport, il présente une immaturité et des troubles obsessionnels compulsifs liés à de l’anxiété. Le risque de récidive est dans la moyenne. L’accusé a témoigné lors des représentations sur sentence. Il a expliqué s’être laissé embarquer dans le jeu », a mentionné le juge.

L’ex-éducateur, Jonathan Brisson. (Photo courtoisie)

Le magistrat indique qu’une peine doit être proportionnelle à la gravité de l’infraction. « Les agressions sexuelles sur des enfants doivent être jugées plus sévèrement que celles sur des adultes », a précisé celui qui souligne l’absence de violence, mais l’abus de confiance.

« L’accusé a fait des efforts notables de réhabilitation. Il regrette ses gestes et il bénéficie d’un environnement familial adéquat. L’élément le plus aggravant, c’est qu’il était l’éducateur d’une adolescente vulnérable », a affirmé le juge, tout juste avant d’imposer la peine.

Facebook Twitter Reddit