Assurance-emploi : Blanchette-Joncas réclame la fin du « trou noir »
« C’est un enjeu de respect des travailleurs »
Maxime Blanchette-Joncas réitère au gouvernement libéral la nécessité d’une réforme globale de l’assurance-emploi, ainsi que l’abolition du « trou noir », qui pénalise, selon lui, des milliers de travailleurs, notamment dans les industries saisonnières.
« Les travailleurs de l’industrie saisonnière sont les piliers des secteurs du tourisme, des pêches et de la foresterie. Ces secteurs clés de l’économie des régions du Québec comptent tous sur cette main-d’œuvre qualifiée. Au Bas-Saint-Laurent, l’emploi saisonnier représente environ 18 % des emplois, ce qui correspond à près du quart des travailleurs de la région », indique le député de Rimouski–La Matapédia.
Pour lui, la problématique pourrait inciter certaines entreprises à mettre la clé sous la porte.
« Si le gouvernement refuse encore à ces travailleurs de vivre dans la dignité en éliminant une fois pour toutes ce trou noir, et qu’il persiste à les priver de plusieurs semaines de prestations entre deux saisons de travail, des travailleurs quitteront les régions. Nos économies locales seront fortement ébranlées. C’est un enjeu de respect des travailleurs, d’occupation du territoire, de sécurité et de vitalité », estime le représentant bloquiste.
Facile à régler
« Le trou noir dans le programme de l’assurance-emploi serait facile à régler. Le vrai problème vient du manque de volonté de la part du gouvernement fédéral », mentionne le conseiller régional Bas-Saint-Laurent–Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Yves-Aimé Boulay.
Maxime Blanchette-Joncas interpelle de nouveau le gouvernement libéral, qui renie constamment son engagement à mettre en place une telle réforme afin de corriger les injustices actuelles.
« Depuis plus de 10 ans, à quatre reprises, les libéraux ont promis d’agir. Or, une fois l’élection passée, ils n’ont pas perdu de temps pour oublier leur engagement à mettre en place une telle réforme. Nous avons la conviction que l’assurance-emploi doit être accessible à tous et répondre aux besoins des travailleurs », conclut le député.

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