Charle-Édouard Astous gagne ses galons à Tampa Bay
Le Rimouskois s’impose au sein de la brigade défensive du Lightning
Le parcours de Charle-Édouard D’Astous prend une nouvelle dimension à Tampa Bay. Quelques mois après avoir paraphé une prolongation de contrat d’un an évaluée à 875 000 $, le Rimouskois s’impose désormais comme une valeur sûre au sein de la brigade défensive du Lightning.
À l’aube d’un possible affrontement en séries éliminatoires contre le Canadien, son apport pourrait devenir déterminant si son équipe désire poursuivre son parcours au cours du printemps dans l’Association de l’Est.
Avant l’affrontement présenté mardi (31 mars) contre Montréal à Tampa, D’Astous occupait le deuxième rang des pointeurs chez les défenseurs de son équipe, grâce à cinq buts et 22 passes pour 27 points, derrière Darren Raddysh.
Il surfait également sur une séquence de quatre matchs consécutifs avec au moins un point, tout en étant utilisé en moyenne près de 19 minutes par rencontre. Depuis son rappel définitif du Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine de hockey, il jouit vraisemblablement de la confiance de son entraîneur-chef, Jon Cooper.
Cette ascension ne doit rien au hasard. Depuis ses premiers coups de patin dans la Ligue nationale de hockey, D’Astous a démontré une capacité d’adaptation remarquable. Arrivé avec le Lightning après un parcours atypique, il a su graduellement gagner ses galons.
Lors de ses débuts, le 25 octobre face aux Ducks d’Anaheim, l’émotion était vive. « C’était un moment inoubliable », confiait-il lors d’une entrevue avec Le Soir.ca, en novembre dernier, encore habité par la réalisation de son rêve.
Depuis, l’ancien capitaine de l’Océanic, qui célébrera son 28e anniversaire le 21 avril prochain, n’a cessé de gagner en assurance. Sa lecture du jeu, sa mobilité et sa capacité à contribuer offensivement lui permettent de se démarquer dans un environnement où l’exécution et la vitesse atteignent leur paroxysme.
« Chaque jour, je deviens de plus en plus à l’aise et je suis meilleur à chaque match. Dans les parties que j’ai jouées, j’ai bien performé et je sens que j’ai ma place ici. C’est toujours plaisant d’être sur la feuille de pointage et d’aider l’équipe à gagner », affirmait-il à la collègue Annie Levasseur.
Motivation profondément personnelle
Avant de percer dans la LNH, Charle-Édouard D’Astous a multiplié les détours. Passé par la ECHL et la Ligue américaine, il a poursuivi son développement en Europe, notamment en Finlande et en Suède.
Avec le Brynäs IF, dans la SHL, il avait d’ailleurs connu une saison productive de 39 points, un tremplin vers une nouvelle opportunité en Amérique du Nord.

« La différence, c’est la vitesse et le niveau d’exécution. Les gars sont vraiment sur la coche comparativement à la Ligue américaine (LAH) ou à la Suède, où j’ai joué l’an dernier. Les joueurs de l’équipe m’ont bien accueilli dès le début. Yanni Gourde, un autre Québécois, m’aide beaucoup. Il prend soin de moi et il s’assure que tout se passe bien pour moi », expliquait D’Astous, l’automne dernier.
Au cœur de l’équation
Si Tampa Bay devait croiser la route du Canadien au cours des prochaines séries éliminatoires, D’Astous pourrait bien se retrouver au cœur de l’équation.
Son utilisation accrue et sa production offensive en font déjà une pièce importante du Lightning. De nombreux Rimouskois se retrouvaient ainsi déchirés entre les deux équipes.
Pour celui qui a longtemps dû faire ses preuves loin des projecteurs, l’objectif demeure inchangé, soit de continuer à progresser, un match à la fois, afin de prolonger le plus longtemps possible ce rêve devenu réalité.

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