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Délinquant dangereux ou à contrôler : Lepage attendra en mai

Conclusions de l’évaluation et tenue des représentations sur sentence
Jean-Philippe Lepage (Photo courtoisie)

Les conclusions de l’évaluation visant à déterminer si Jean-Philippe Lepage doit être reconnu comme délinquant dangereux ou à contrôler, qui devaient être dévoilées ce mardi au palais de justice de Rimouski, en même temps que la tenue des représentations sur sentence, ont été reportées au 11 mai en raison de l’encombrement du rôle.

En septembre 2025, le juge avait estimé que les arguments de la procureure de la Couronne, Me Marie-Pier Chicoine-Côté, justifiaient qu’il ordonne à l’accusé à se soumettre à une évaluation de 60 jours à l’Institut Philippe-Pinel.

« C’est dans votre intérêt de collaborer à cette évaluation », avait lancé le magistrat.

Lepage a admis avoir eu des discussions à connotation sexuelle avec deux filles de 13 et 12 ans, qui étaient en fait des agents civils d’infiltration s’étant présentés comme des jeunes filles sur Facebook, entre le 11 février 2023 et le 14 mai 2024.

Dans les deux cas, c’est l’accusé qui a envoyé des demandes d’amitié aux filles à partir de deux profils Facebook, soit Jean-Philippe Lepage et Martin Lepage.

La preuve démontre que la discussion sur Messenger avec les filles a rapidement tourné vers la sexualité. L’accusé expliquant aux filles ce qu’était la sexualité et l’importance pour elles d’être initiées à la sexualité.

76 photos et vidéos pornographiques

Dans le cas de la première jeune fille de 13 ans, la discussion sur Messenger compte 586 pages. L’accusé a admis le contenu de cette discussion ainsi que de lui avoir envoyé 76 photos et vidéos à caractère pornographique, dont une photo de son pénis.

Pour la fille de 12 ans, les échanges sur Messenger totalisent 400 pages. L’accusé à admis leur contenu et dispensé le juge Yves Desaulniers d’en faire la lecture.

Le palais de justice de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Olivier Therriault)

L’analyse de matériel informatique de l’accusé a permis d’identifier une troisième victime, une jeune fille de 13 ans.

Des bris de conditions

Jean-Philippe Lepage a aussi plaidé coupable à des bris de conditions puisqu’il lui était interdit d’utiliser Internet depuis sa sortie de prison, le 24 juillet 2020, pour une sentence en semblable matière. Il lui était également interdit d’être en contact avec des enfants de moins de 16 ans.

Le Rimouskois est notamment accusé d’avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile, d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, de production de pornographie juvénile et de bris de probation.

Lepage a plaidé coupable avant la tenue de son procès. Le juge Yves Desaulniers l’a déclaré coupable et il a ordonné la confection d’un rapport sexologique et d’un rapport présentenciel afin de guider le tribunal sur la peine appropriée à imposer.

Il demeure détenu depuis son arrestation de Jean-Philippe Lepage, survenue le 15 mai 2024.

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