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La Chambre de Rimouski craint un ralentissement immobilier

Projet de règlement pour exiger des contributions obligatoires aux promoteurs
Le projet immobilier des promoteurs Deux jeunes entrepreneurs, Samuel Denis et Jordan Côté prévoit la construction de 144 logements haut de gamme à l’intersection du boulevard Arthur-Buies Ouest et de la rue de la Normandie, à Rimouski. (Photo courtoisie)

La Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette (CCIRN) s’inquiète des impacts potentiels du projet de règlement municipal imposant des contributions obligatoires aux promoteurs à Rimouski, qui pourrait ralentir les mises en chantier et freiner le développement immobilier au profit d’autres villes.

Selon sa direction, plusieurs entrepreneurs ont récemment exprimé leurs préoccupations à la suite de l’annonce de cette mesure, qui vise à financer certaines dépenses liées à l’assainissement des eaux usées ainsi qu’à l’approvisionnement et à la distribution de l’eau potable.

Concrètement, tout nouveau permis de construction générant des unités, qu’il s’agisse de logements, de chambres ou de locaux commerciaux, serait assujetti à une contribution financière unique exigée avant la délivrance du permis.

L’organisme craint également un désengagement de certains promoteurs, particulièrement pour les projets de plus petite envergure, ainsi qu’un transfert des coûts vers les locataires, contribuant à une hausse des loyers.

La Chambre souligne que l’enjeu ne repose pas uniquement sur le montant de la contribution, variant entre 3 400 $ et 5 738 $ selon les secteurs, mais surtout sur le moment où elle est exigée. Cette somme doit être versée avant même le financement ou la construction des projets, représentant une sortie de fonds immédiate qui s’ajoute aux coûts déjà élevés liés aux terrains, à la conception et à la construction.

Réduire l’offre disponible

Dans un contexte de pression sur le logement, la CCIRN estime que cette mesure pourrait réduire l’offre disponible et accentuer les tensions sur le marché locatif. Elle note aussi que la contribution étant uniforme, peu importe la taille des projets, elle pèse proportionnellement plus lourd sur les petites constructions.

À titre d’exemple, un duplex pourrait devoir assumer une charge fixe d’environ 10 500 $, ce qui représenterait un pourcentage de coûts nettement plus élevé que pour un immeuble de grande taille.

Selon l’organisme, cette nouvelle exigence pourrait faire augmenter le coût total des travaux de 2 % à 3 %, mettant en péril la viabilité de plusieurs projets immobiliers dans la région.

La CCIRN entend participer aux consultations publiques à venir afin de demander une révision du mécanisme proposé. Elle souhaite notamment une réduction significative de la contribution, un étalement des paiements dans le temps ainsi qu’un dialogue accru avec les promoteurs du milieu rimouskois.

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