Le Phare : les élus de Rimouski reportent leur décision
Verdict attendu lors de la séance du conseil prévue le 20 avril
Le conseil municipal de Rimouski reporte sa décision concernant la modification réglementaire nécessaire à la réalisation du projet immobilier Le Phare, une tour de 17 étages évaluée entre 40 et 50 M$, prévue au centre-ville. La résolution ne figure pas à l’ordre du jour de la séance de ce mardi 7 avril, déplacée en raison du congé pascal.
Les élus disposeront ainsi de plus de temps pour analyser le dossier et se prononcer lors de la prochaine séance, prévue le 20 avril.
La résolution porte sur une demande visant à hausser la hauteur maximale permise dans le secteur concerné, actuellement fixée à 40 mètres, afin de permettre la construction d’un bâtiment atteignant 53,2 mètres.
Le projet, piloté par le Groupe DTM, prévoit 140 logements sur le stationnement situé entre la Caisse Desjardins de la rue Julien-Réhel et le Pôle Santé Rimouski, sur la rue Saint-Germain Est.
Lors d’un récent entretien avec Le Soir.ca, le maire de Rimouski, Guy Caron, a rappelé que le débat ne concerne pas l’existence même du projet, mais bien l’ajustement réglementaire nécessaire à sa réalisation.
« La question est de savoir si on autorise ou non l’augmentation de la hauteur maximale », a-t-il précisé à la suite de la consultation publique tenue le 23 mars.
Réactions partagées
Cette consultation a suscité des réactions partagées. Si certains citoyens ont exprimé leur appui, d’autres ont soulevé des inquiétudes, notamment en ce qui a trait à la hauteur du bâtiment.
Selon le maire, ces préoccupations ont été prises en compte, tout comme les commentaires transmis par écrit au conseil.
La question de la clientèle visée par le projet a également été évoquée, sans toutefois influencer l’analyse des élus. « Ce n’est pas un élément qui fait partie de notre réflexion », souligne monsieur Caron, rappelant que la loi limite la capacité d’intervention municipale à cet égard, sauf dans le cas de projets subventionnés.

Adopté à la majorité le 9 mars, le premier projet de règlement avait déjà révélé certaines divisions au sein des élus rimouskois.
Les conseillers Alain Martineau et Élise Gagnon avaient voté contre, se disant favorables au projet, mais opposés à la hauteur proposée.

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