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Itinérance : le Bas-Saint-Laurent parmi les régions moins affectées

État de la situation dressé par le ministère de la Santé et des Services sociaux
Un tente installée au parc de la Gare à Rimouski. (Photo Le Soir.ca)

Pour la première fois, le ministère de la Santé et des Services sociaux dresse un état de la situation de l’itinérance visible au Bas-Saint-Laurent. Lors de la nuit du 15 avril 2025, retenue pour un dénombrement mené partout au Québec, 143 personnes se trouvaient sans logement stable dans la région.

Rapporté à la population, cela représente un taux de 69,7 personnes en situation d’itinérance pour 100 000 habitants, bien en deçà de la moyenne provinciale établie à 133,2. Le Bas-Saint-Laurent se classe ainsi au 12e rang parmi les 15 régions ayant pris part à l’exercice.

Ces données préliminaires ont été rendues publiques, ce jeudi 9 avril, par le ministère.

À titre comparatif, d’autres régions affichent des proportions plus élevées, notamment la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (108,2) et la Côte-Nord (173,6).

Différentes réalités

L’itinérance visible regroupe différentes réalités, que ce soit les personnes dormant à l’extérieur ou dans un véhicule, celles hébergées temporairement dans des ressources comme des refuges, ainsi que celles hospitalisées ou incarcérées sans solution de logement à leur sortie.

Dans le Bas-Saint-Laurent, 35 des 143 personnes recensées cette nuit-là, soit environ une sur quatre, ont passé la nuit dans des campements extérieurs.

À l’échelle du Québec, la tendance est à la hausse. Le rapport fait état d’une augmentation de 20 % entre 2022 et 2025 dans les régions ayant participé aux deux exercices. Comme il s’agissait d’une première participation pour le Bas-Saint-Laurent, aucune comparaison directe n’est possible.

Certaines régions affichent toutefois des bonds marqués, notamment le Saguenay–Lac-Saint-Jean (+50 %), l’Abitibi-Témiscamingue (+119 %) et la Côte-Nord (+65 %).

Ces statistiques témoignent d’une progression rapide du phénomène en dehors des grands centres comme Montréal et Québec.

Le document souligne par ailleurs que ces chiffres ne représentent qu’une partie de la réalité.

Le dénombrement ne tient pas compte de l’itinérance dite cachée, soit les personnes hébergées temporairement chez des proches ou logées de façon précaire, par exemple dans des motels ou des maisons de chambres. Les résultats complets de l’enquête doivent être dévoilés à l’automne.

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