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Rimouski-Forestville : Québec attendrait toujours un plan solide

Louis-Olivier Carré attend toujours un soutien financier gouvernemental
L’homme d’affaires Louis-Olivier Carré (Photo Le Soir.ca – Annie Levasseur)

Le député caquiste de René-Lévesque, Yves Montigny, soutient que la relance d’un service de traversier entre Rimouski et Forestville peinerait à progresser dans les rouages gouvernementaux en raison de l’absence d’un plan d’affaires complet et d’un dossier étoffé.

Selon des informations rapportées par Info Web Côte-Nord, Québec attendrait toujours de recevoir un montage financier détaillé pour le projet.

La Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville n’est plus impliquée dans le projet de relance de service de traversier entre les deux rives, maintenant dirigé entièrement par le promoteur Louis-Olivier Carré, des Industries Rilec.

Cette structure avait notamment pour mandat de faciliter l’accès à l’aide publique et de mettre en place le financement nécessaire pour appuyer monsieur Carré.

Ce dernier aurait d’ailleurs reçu un ultimatum de la part de partenaires investisseurs, qui réclamaient des garanties gouvernementales avant d’aller plus loin.

Le député caquiste de René-Lévesque, Yves Montigny, avec en arrière-plan l’ex-premier ministre, François Legault. (Photo courtoisie Émile Nadeau)

Lors d’une entrevue avec Le Soir.ca en janvier dernier, Louis-Olivier Carré mentionnait que la corporation avait soumis un document incomplet au soutien de sa demande au gouvernement du Québec pour l’obtention d’un financement de 9 M$, alors qu’il avait présenté personnellement deux plans d’affaires complets.

« Le dernier a été déposé le 9 décembre. Pour la partie opération, le gouvernement a tout en main. C’est du côté administratif que la corporation doit faire ses devoirs », affirmait-il à ce moment.

Appui du conseil municipal

Le 23 mars dernier, Rimouski a adopté une résolution réitérant son appui au projet de relance de la traverse maritime jusqu’à Forestville, porté par les Industries Rilec.

Le conseil municipal exprimait alors sa volonté de contribuer financièrement au projet par un investissement de 500 000 $ destiné à la mise aux normes et à la modernisation des infrastructures portuaires, sous réserve, de l’arrivée au Québec d’un navire apte à la navigation et de l’engagement du promoteur à assurer l’exploitation du service de traversier pour un minimum de cinq saisons estivales consécutives.

Or, cette aide financière promise serait illégale et nécessiterait que l’Assemblée nationale vote une loi spéciale pour l’obtention d’un bill privé. Or, l’Assemblée nationale est prorogée jusqu’au 5 mai en raison de la nomination de la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette.

Il n’y aura donc pas d’évolution d’ici là et le temps commence à manquer pour une relance du service à l’été 2026.

La Ville se disait également prêts à octroyer une aide financière annuelle au promoteur, pour une période maximale de cinq ans, pour couvrir une partie du déficit d’exploitation du service de traversier.

« Cela suit la résolution d’appui que nous avions adopté en novembre 2025. Nous réitérons notre volonté d’y être, si les conditions sont réunies et si le gouvernement du Québec nous facilite la tâche pour accorder ces sommes- là parce que techniquement, c’est un promoteur privé qui va opérer », mentionnait le maire de Rimouski, Guy Caron, le 24 mars dernier.

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