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Le rêve de Charle-Édouard D’Astous se poursuit en séries

Au coeur de la série entre le Canadien et le Lightning
Charle-Édouard D’Astous après avoir marqué un but contre le Canadien, au Centre Bell. (Photo courtoisie Lightning de Tampa Bay)

Après Donald Dufresne en 1993, un deuxième Rimouskois pourrait-il inscrire son nom sur la Coupe Stanley en juin prochain? Si ce scénario se concrétise, il passerait toutefois par une élimination du Canadien de Montréal dès le premier tour face au Lightning de Tampa Bay, où évolue Charle-Édouard D’Astous.

Une éventualité qui viendrait couronner une saison digne d’un scénario de film pour le défenseur de 28 ans et ancien capitaine de l’Océanic.

En 70 matchs à sa première saison dans la LNH, D’Astous a finalement récolté 29 points (6-23). Il a surtout gagné la confiance de son entraîneur-chef, Jon Cooper, en évoluant régulièrement sur l’avantage numérique et lors des moments importants d’un rencontre.

« Je pense que la série sera très physique, surtout avec ce qu’on a vu dans les deux derniers matchs de la saison entre les deux équipes », estime son frère, Pierre-Antoine D’Astous, qui espère assister, en compagnie de sa mère Marie-Claude, aux troisième et quatrième affrontements de la série, prévues les 24 et 26 avril à Montréal.

« Selon moi, Charle aura un impact offensif. Il va aider le Lightning avec ses premières passes précises et son jeu robuste. Il est solide défensivement. Ce sera stressant, parce que plusieurs personnes de notre entourage sont des partisans du Canadien. Les deux équipes ne se laisseront pas d’espace sur la patinoire. »

Poursuivre son rêve

Pour Junior Pouliot, qui gravite dans l’entourage de l’Océanic, l’expérience du Lightning pourrait faire la différence dans cette confrontation. Proche de la famille, il se réjouit surtout de voir D’Astous poursuivre son rêve jusque jusque dans les séries éliminatoires.

« Je me suis occupé de lui lorsqu’il jouait avec l’Océanic. Son père, Dany, a travaillé pour moi et Marie-Claude est une amie précieuse. Je l’ai vu trois fois cette année, dont lors de la Classique hivernale à Tampa Bay. Il nous avait invités ma conjointe Mélanie, ma fille Alice et moi, avec les familles des joueurs. Nous avons été reçus comme des rois. Je suis surtout fier qu’un Rimouskois de souche nous rende si fiers », raconte-t-il.

Charle-Edouard D’Astous, à la Classique hivernale 2026 à Tampa Bay, en compagnie d’Alice, Mélanie Beaulieu et Junior Pouliot. (Photo courtoisie)

Le directeur administratif de l’Océanic, Jean-Philippe Bérubé, estime que cette percée dans la LNH représente l’aboutissement d’années de travail et de persévérance pour Charle-Édouard D’Astous.

« Il a toujours cru qu’il pouvait atteindre le plus haut niveau. Il a été défenseur de l’année partout où il est passé. Je suis heureux pour mon ami et comme membre de l’Océanic. Ce sera très émotif, mais les Québécois verront de quoi il est capable. C’est à lui de profiter de chaque instant. Charle-Édouard est un ambassadeur hors pair de l’Océanic. C’est une belle histoire de résilience et de caractère. Je suis fier de lui », souligne-t-il.

À Rimouski, nombreux sont ceux qui suivront donc cette série avec le cœur partagé entre le Canadien et l’un des leurs, qui endossera l’uniforme du Lightning!

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