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Mobilisation intersyndicale pour l’urgence de Mont-Joli

Effective depuis janvier, la fermeture partielle des services se poursuit dans La Mitis
L’urgence mineure de La Mitis (Photo courtoisie)

Les principaux syndicats du réseau de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent se mobilisent en faveur du retour à la normale à l’urgence de Mont-Joli et exigent que des actions concrètes soient déployées.

L’annonce de la fermeture partielle des services à l’urgence en raison de la pénurie de main-d’œuvre semble malheureusement toujours sans solution.

Avec un refus de la ministre de consentir exceptionnellement à l’octroi d’un médecin dépanneur pour permettre la continuité des services, quelle est la stratégie du CISSS à l’heure actuelle?

Ces derniers se désolent que le CISSS du Bas-Saint-Laurent ne soit toujours pas parvenu à présenter un plan clair qui permettrait la reprise des activités usuelles à l’urgence et se questionnent sur les interventions effectuées auprès du MSSS.

« Il y a maintenant plus de trois mois que ça dure à Mont-Joli. Trois mois et toujours pas de proposition claire de la part du CISSS du Bas-Saint-Laurent. Combien de temps faudra-t-il attendre? L’urgence d’agir c’est maintenant », mentionne Guillaume Legault, représentant national au Syndicat APTS.

L’alliance syndicale souligne que la dernière année a été le théâtre de nombreux rebondissements en santé et en services sociaux, au cours des derniers mois, sur l’ensemble du territoire bas-laurentien.

Elle répertorie notamment les fermetures de services en obstétrique au Témiscouata et dans le Kamouraska, les menaces de fermeture d’urgences dans Les Basques et à Pohénégamook, les bris de services dans les laboratoires d’analyse médicale à Amqui, Notre-Dame-du-Lac et La Pocatière et la fermeture partielle de l’urgence de Mont-Joli.

Une crise qui nécessite des actions urgentes, claires et transparentes.

La diminution des services n’est pas la solution

À l’heure où nous assistons à la multiplication des enjeux de main-d’oeuvre, d’un bout à l’autre du Bas-Saint-Laurent, la solution ne peut pas se résumer à effectuer des diminutions des services offerts à la population.

« Nous assistons présentement à une crise généralisée de la main-d’oeuvre en santé au Bas-Saint-Laurent et la population ne doit pas faire les frais de cette crise. Nous nous inquiétons vivement que, faute de solution, cette situation temporaire ne devienne permanente, avec les conséquences que cela aurait sur la vitalité économique et sociale et sur la santé de la collectivité », souligne la présidente de la FIQ SPSICR-BSL, Cindie Soucy.

La porte-parole de la FIQ pour le Bas-Saint-Laurent, Cindie Soucy (Photo courtoisie FIQ)

L’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent (APTS BSL), le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent (FIQ-SPSICR BSL) et le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration du CISSS du Bas-Saint-Laurent (SPBTPA BSL – CSN) interpellent directement le CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Ils exigent qu’une démarche concertée de recherche de solution voit le jour dans La Mitis. Elle apporte également son soutien aux démarches municipales entreprises ces dernières semaines et qui visent à documenter les besoins de la population de La Mitis.

« La mobilisation en cours dans la Mitis ne va que gagner en importance dans les temps qui viennent. Les gens tiennent à leurs services, attendent des réponses et il nous fait plaisir de répondre à cet important appel aujourd’hui », d’ajouter Martin Bérubé, président du SPBTPA-BSL-CSN Laurent (APTS BSL).

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