La ministre Déry pressée de sauver la faune de la Gaspésie
Maintien des bureaux en service
Premier dossier majeur à réaliser pour la nouvelle ministre titulaire de la faune Pascale Déry, qui doit maintenir en service les bureaux gaspésiens de la protection de la faune dans les régions giboyeuses de Causapscal, Chandler et Sainte-Anne-des-Monts.
Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a réclamé publiquement mercredi (29 avril) à la #1 de la faune, à Causapscal, de revoir le désengagement de son gouvernement envers les régions menacées de se retrouver bientôt sans agents de protection de la faune.
Prenant en exemple le bureau de de Causapscal, le député Bérubé qualifie sa fermeture comme étant « inconcevable ».
« Alors que le braconnage est une menace sérieuse dans la région, en plus de compromettre la pérennité des activités. Les pratiques illégales ne se limitent pas à la période de chasse et de pêche, mais se produisent tout au long de l’année », tranche Pascal Bérubé. Selon ce dernier, les effectifs des agents ont considérablement diminué dans les dernières années. « Les braconniers l’ont tristement noté ».
Le député rappelle que bureau de la protection de la faune de Causapscal a eu, en août 2025, un avis de non-renouvellement de son bail par la Société québécoise des infrastructures.
« C’est le gouvernement qui a dit qu’il ne renouvelait pas les baux de Chandler et de Causapscal », devait trancher le président du Syndicat de la protection de la faune, Martin Perraultlors d’une entrevue le 18 mars à « Rendez-Vous Nature ». Il interpellait les élus de monter aux barricades.
Un vœu qui se réalise
Avec la sortie du député Pascal Bérubé, son vœu se réalise, en partie. Martin Perreault souhaitait l’intervention urgente des élus provinciaux et municipaux, et la population pour renverser les fermetures appréhendées.
Le premier bureau à fermer ses portes est celui de Chandler en juillet prochain, suivi de Causapscal en février 2027. Le poste de Sainte-Anne-des-Monts, où il reste deux agents en service, serait aussi dans la cible du ministère.
Pour Martin Perreault, le ministère justifie faussement la fermeture, notamment du bureau de Chandler, par la fin du bail du local occupé par les agents depuis neuf ans.

« C’est facile de mettre la faute sur le dos du propriétaire de l’immeuble avec un bail de location d’une durée d’un an. C’est impossible d’effectuer des travaux demandés et les investissements requis, sans un minimum de garanties d’occupation. Et le ministère dit que c’est la faute du propriétaire qui ne veut pas renouveler le bail, et non la sienne parce qu’il est incapable d’assumer sa décision », d’affirmer Martin Perreault.
Décision politique
La Protection de la faune du Québec serait en réflexion d’une nouvelle optimisation opérationnelle du territoire québécois, selon Pascal Bérubé.
« Cette orientation se traduit actuellement par moins d’agents, moins de sécurité et des temps d’intervention plus longs sur un territoire toujours plus grand à couvrir. Ça rien à voir avec de l’optimisation. C’est une décision politique de couper les budgets et les ressources pour la protection des milieux fauniques », tranche le député de Matane-Matapédia.
La zone 1 de la Gaspésie compterait 12 agents en service sur un immense territoire de lacs et de montagnes de 21 000 km2, qui couvre 5% du territoire québécois.

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