UQAR : les chargés de cours veulent de meilleurs salaires
Les négociations sont en cours avec l'employeur
Avec une convention collective échue depuis mai 2025, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAR (SCCCUQAR-CSN) a tenu, ce jeudi 7 mai, une mobilisation pour faire le point sur les négociations en cours avec l’employeur. La question monétaire est au cœur des discussions.
Selon l’organisation syndicale, les offres salariales de l’université doivent tenir compte du fait que les crédits pour l’enseignement supérieur ont été augmentés au-delà de la hausse prévisible des coûts de
système dans le dernier budget du Québec.
Les membres du SCCCUQAR-CSN demandent une augmentation salariale qui suit les paramètres salariaux des fonctionnaires du gouvernement provincial.
« Celles et ceux qui donnent 60 % des cours de 1er cycle ne sont pas différents des autres travailleurs et la hausse du coût de la vie continue de les appauvrir. Pour conserver son expertise, l’UQAR doit en tenir compte. Nous sommes assez conservateurs dans nos demandes. Nous cherchons à suivre le marché pour que l’UQAR demeure un bon employeur », indique la présidente du SCCCUQAR-CSN, Michèle Tessier-Baillargeon.
Autres demandes
Le Syndicat demande également une rémunération pour les formations obligatoires, une dépense de cours qui suit le marché et un meilleur encadrement ainsi qu’un meilleur salaire pour les cours tutoraux.
« À l’UQAR, comme c’est une plus petite université, il y a souvent des étudiants qui ont un cheminement particulier. Ils peuvent avoir besoin de faire un cours alors qu’il ne se donne pas. Nous donnons à 60 % des cours réguliers et nous donnons aussi des cours tutoraux. Nous voulons en faire un cours qui assure une qualité d’enseignement en échange d’une rémunération juste », explique madame Tessier-Baillargeon.

Avec moins de dix étudiants, un cours n’est pas considéré comme régulier. Les chargés de cours veulent une rémunération à un dixième du salaire d’une charge de cours par étudiant jusqu’à concurrence de dix.
« Nous avons aussi une demande des libérations syndicales parce que nous sommes au même nombre depuis 2008, mais nous avons eu une augmentation du nombre de membres et de campus », ajoute la représentante syndicale.
Entente sur les enjeux normatifs
Plusieurs enjeux normatifs, dont la liberté académique, l’autonomie professionnelle et l’encadrement autour de l’intelligence artificielle, ont déjà été réglés.
Des représentants d’autres syndicats étaient présents à la mobilisation organisée devant l’UQAR, dont la vice-présidente de la FNEEQ-CSN et responsable du regroupement université, Christine Gauthier, ainsi que la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent – CSN, Liette Ross.
« Pour nous, c’est important qu’ils obtiennent un bon règlement. Notre fédération se solidarise avec l’ensemble des syndicats de chargés de cours de partout au Québec. Nous avons 12 syndicats. Considérant la situation de précarité des personnes chargées de cours qui sont des contractuels, c’est important de se mettre ensemble pour avoir des revendications communes et s’appuyer », affirme madame Gauthier.
L’UQAR compte environ 800 personnes chargées de cours sur tous ses campus.

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