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Stade intérieur de Rimouski: la Ville ne reculera pas

Il défend le processus de conception-construction
Une esquisse du futur stade intérieur de Rimouski, proposée par Honco Bâtiment et LFG Construction (Photo courtoisie)

La Ville de Rimouski ira de l’avant avec la construction du stade intérieur multisports par le consortium Honco Bâtiment–LFG Construction, malgré le mécontentement d’une partie de la population et d’une pétition qui circule dénonçant le manque de transparence dans le processus de conception-construction.

Le maire Guy Caron a rencontré les médias pour faire le point, lundi. Il a mentionné que le modèle conception-construction, bien qu’il soit utilisé pour la première fois à Rimouski, est privilégié par les municipalités depuis la Commission Charbonneau.

« Dans son rapport, elle encouragerait les administrations municipales à s’éloigner du modèle du plus bas soumissionnaire parce qu’il favorisait la collusion et la pression de la part des différents soumissionnaires sur les instances publiques. Avec ce modèle, on peut avoir plusieurs firmes qui tentent d’être le plus bas possible avec un impact sur la qualité du projet », dit-il.

L’élu souligne que le modèle conception-construction permet de mieux contrôler la qualité en privilégiant la durabilité.

Processus confidentiel

Monsieur Caron dénonce les accusations faites à l’endroit des employés et des élus de la Ville depuis l’annonce de l’octroi du contrat de construction du stade multisports au consortium Honco Bâtiment–LFG Construction au détriment de Technipro BSL et Lainco, malgré des soumissions respectives de 25 693 633 $ et 24 535 000 $.

« Il y a eu beaucoup d’accusations. Des attaques à l’intégrité de nos administrateurs et des membres du conseil municipal ont été lancées. Comme organisation municipale, nous avons le devoir de procéder à ce genre de dossier avec rigueur et dans le respect de l’ensemble des lois qui nous gouvernent. Les gens peuvent signer la pétition, mais ce n’est pas une façon légale de faire les choses. »

Le maire ajoute que le comité de sélection anonyme composé d’experts choisis par l’administration municipale doit être confidentiel pour conserver son intégrité et éviter les menaces envers ses membres.

Le maire de Rimouski, Guy Caron, a tenu un point de presse, lundi après-midi. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« La Loi sur les cités et villes dit qu’il est impossible de divulguer un renseignement permettant d’identifier un membre d’un comité de sélection. Elle est claire et elle a été produite à la suite des recommandations de la Commission Charbonneau. Tout le vitriol, le fiel et le venin que nous avons reçu comme conseil municipal depuis une semaine, imaginez qu’il soit dirigé vers les membres du comité de sélection », exprime-t-il.

Prix du projet

Guy Caron rappelle que le budget était un critère de sélection qui comptait seulement pour 10 % de la grille d’analyse établie dans le cadre du Programme fonctionnel et technique (PFT) du gouvernement provincial.

« Si les soumissionnaires ne sont pas d’accord avec le processus et qu’ils ont été biaisés, ils peuvent se plaindre à l’Autorité des marchés publics qui aura le loisir d’analyser. Nous avons suivi la législation pour un projet comme celui-ci. Les deux soumissionnaires étaient confortables avec le processus au départ. C’est lorsque l’on apprend le résultat que ça devient un problème. Le budget était fixé par la Ville. »

La Ville de Rimouski précise que la grille d’analyse et le pointage détaillé des deux soumissionnaires ne sont pas des documents rendus publics au Québec dans les appels d’offres conception-construction pour protéger l’indépendance des comités de sélection et la qualité des décisions publiques.

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