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Crimes sexuels : le procès de Ronald Audet reprend à Rimouski

Poursuite du contre-interrogatoire de la plaignante
L’accusé Ronald Audet (Photo courtoisie)

Amorcé les 22 et 23 janvier derniers, le procès de Ronald Audet, 88 ans, de Mont-Joli, accusé de crimes de nature sexuelle sur une personne mineure, a repris pour sa 3e journée d’audience, ce mardi matin (12 mai) au palais de justice de Rimouski.

L’avocate de la défense, Me Caroline Bérubé, a poursuivi son contre-interrogatoire de la plaignante, dont l’identité est frappée par une ordonnance de non-publication.

Elle a soulevé des contradictions entre la déclaration de la victime faite en 2023 à l’enquêteur de la Sûreté du Québec et sa version des faits livrée dans son témoignage en janvier 2026.

La plaignante a expliqué que ses souvenirs s’étaient précisés grâce à une thérapie. 

« Je n’ai pas utilisé les mêmes mots, mais ce dont je suis sûre, c’est que j’ai été agressée par Ronald Audet dans le salon et dans une chambre à l’étage », a-t-elle répété à quelques reprises.

Les procédures évoluent très lentement puisque le tribunal a demandé à quelques reprises l’exclusion de la plaignante afin d’entendre les parties sur des questions de droit, sans oublier l’accusé qui se met fréquemment à faire du bruit et qui doit être ramené à l’ordre par la juge Annick Boivin et son avocate.

Le procès doit se poursuivre ce mardi après-midi et il risque d’être ajourné à plus tard pour la suite puisqu’une seule journée d’audience est prévue cette semaine. Une fois le contre-interrogatoire de la victime présumée terminé, le ministère a annoncé un deuxième témoin.

La preuve de la défense suivra celle du ministère public. L’accusé devrait témoigner et au moins une autre personne.

Témoignage de la plaignante

En début de procès, la plaignante a raconté qu’elle allait souvent chez l’accusé quand elle était enfant parce que sa mère était amie avec la conjointe de l’accusé. Elle mentionne que les gestes ont eu lieu sur La-Z-Boy, dans le salon.

« C’était sous forme de jeux. Il me disait de brasser son pénis pour le faire rallonger et que de l’eau allait sortir. C’était devenu une habitude. Ça se faisait en douceur, sans violence ».

Le palais de justice de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)

La plaignante a ajouté qu’elle se souvenait qu’il lui avait demandé de mettre son pénis dans sa bouche. « Je raconte ce qui est clair dans ma tête. J’obéissais. Je ne savais pas ce qu’était une érection. Je ne savais rien de la masturbation. Quand j’ai compris, j’ai eu peur et honte », a-t-il affirmé.

Les événements se seraient produits entre le 4 janvier 1983 et le 31 décembre 1986 à Mont-Joli. « Je ne peux pas dire le nombre de fois, mais c’était chaque fois qu’on allait chez lui et qu’il était là », a précisé la plaignante, qui avait entre quatre et 10 ans au moment des gestes allégués.

Procès de quatre jours dans un autre dossier

Dans un autre dossier avec une plaignante différente, Ronald Audet fait face à deux chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et un de grossière indécence.

Le vocable attentat à la pudeur n’existe plus aujourd’hui. Il a été remplacé par celui d’agression sexuelle, mais les accusations doivent être celles qui étaient en place au moment des gestes reprochés.

Dans cette affaire, un procès de quatre jours se tiendra du 19 au 22 mai à Rimouski.

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