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Saison des sucres 2026 : « elle ne passera pas à l’histoire »

Le président des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent, Justin Plourde
Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie comptent un peu plus de 714 entreprises acéricoles. (Photo courtoisie Saveurs de l’érable)

Le président des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent, Justin Plourde, soutient que la saison qui s’est terminée dans les dernières semaines ne passera pas à l’histoire et que les revenus vont être affectés particulièrement dans l’Est.

« Ça a été une saison très éprouvante pour tout le monde. Pour le Témiscouata et le Kamouraska, les producteurs s’en sont tirés un peu mieux que les secteurs plus à l’est du Bas-Saint-Laurent. Ce n’est pas une année ratée, mais c’est une année décevante un peu en deçà de la normale. »

Pour monsieur Plourde, la situation s’explique par le fait que les nuits ont été très froides en début de saison, même si les températures étaient adéquates pendant la journée.

« Nous avions trois à cinq degrés le jour, ce qui aurait dû occasionner des coulées, mais les -10 et -15 de la nuit précédente faisaient en sorte que les érables ne coulaient à peu près pas. Ça a été la particularité de la saison », mentionne-t-il.

Assurance récolte

Le président précise que certains producteurs vont devoir utiliser l’assurance récolte pour pallier les pertes financières.

« Les revenus vont être affectés. Il y aura donc probablement des projets d’investissement qui vont être ralentis dans l’année en cours. Ceux qui ont l’assurance récolte devraient pouvoir compenser ce petit manque à gagner, mais ce sera plus difficile pour les autres. Nous avons des émissions d’entailles en cours, donc les producteurs vont sûrement vouloir faire des investissements quand même », dit-il.

Le président du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Justin Plourde. (Photo courtoisie)

Selon Justin Plourde, les années 2018 et 2023 avaient été des années exécrables alors 2024 et 2025 étaient des saisons records.

« En production acéricole, nous sommes tributaires de la nature. Il faut s’attendre à ça. Il faut budgéter nos investissements et nos obligations financières en fonction de ça. La particularité de cette année, c’est que le sirop de la réserve stratégique a été vidé. Il va y avoir des paiements intéressants des années antérieures qui vont entrer en juillet pour les producteurs. Ça va faire un baume », explique-t-il.

Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie comptent 714 entreprises acéricoles, ce qui représente 10,5 millions d’entailles. Il s’agit de la deuxième région productrice en importance au Québec après la Beauce.

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