Carte électorale : statut particulier pour protéger la Gaspésie
Mise sur pied d’un comité chargé de revoir les règles
À la suite de la décision de la Cour suprême du Canada confirmant le nouveau découpage de la carte électorale québécoise, Maïté Blanchette Vézina lance un appel à ses collègues de l’Assemblée nationale pour obtenir un statut particulier pour la Gaspésie.
Le jugement rendu le 22 avril dernier entérine notamment le transfert de quatre municipalités de La Mitis, soit Sainte-Luce, Saint-Donat-de-Rimouski, Saint-Gabriel-de-Rimouski et Saint-Charles-Garnier, vers la circonscription de Rimouski.
Le nouveau tracé agrandira considérablement le comté de Matane-Matapédia, tout en prévoyant la fusion de Gaspé et de Bonaventure.
Si elle estime que cette situation fragilise la représentation politique de l’Est-du-Québec, madame Blanchette Vézina soutient que la Gaspésie devrait bénéficier d’une protection particulière.
Selon la députée conservatrice de Rimouski, la Cour suprême a réaffirmé l’importance du processus indépendant de délimitation de la carte électorale, tout en reconnaissant qu’une intervention législative ciblée, limitée et justifiée pourrait être utilisée pour préserver temporairement la représentation gaspésienne.
Maïté Blanchette Vézina demande également la mise sur pied d’un comité chargé de revoir les règles encadrant le découpage électoral afin de mieux tenir compte des réalités territoriales des régions éloignées.
Deux députés dans un même territoire
La décision de la Cour suprême met un terme à la contestation judiciaire menée par le gouvernement du Québec contre la réforme de la carte électorale. Cette réorganisation suscite des inquiétudes dans la région depuis plusieurs mois.
Le préfet de la MRC de La Mitis et maire de Price, Bruno Paradis, a notamment exprimé ses craintes de voir les citoyens devoir composer avec deux députés pour défendre les intérêts d’un même territoire.
Selon lui, cette division risque également d’affaiblir le sentiment d’appartenance que la MRC tente de développer depuis plusieurs années et de compliquer les relations entre les citoyens et les instances gouvernementales.


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