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Proxénétisme : Jimmy Lévesque veut se représenter seul

Le Rimouskois veut demander le retrait des accusations
Jimmy Lévesque (Photo courtoisie)

Accusé de proxénétisme, Jimmy Lévesque entend se représenter seul pour son procès qui se tiendra, les 4 et 5 novembre, au palais de justice de Rimouski.

C’est ce qu’il a annoncé lundi (25 mai) au juge de la Cour du Québec, Pierre Lortie. Le Rimouskois a mentionné vouloir demander le retrait des accusations. Le juge lui a alors mentionné qu’il devait produire une requête écrite à ce sujet.

« Je ne peux pas juste vous dire mes raisons », a rétorqué l’accusé qui a comparu par vidéoconférence du centre de détention de Rivière-des-Prairies. Le juge lui a expliqué que c’était son droit de ne pas vouloir d’avocat, mais qu’à ça pouvait le pénaliser, puisque le tribunal ne peut pas donner de conseils juridiques à un accusé.

La procureure de la Couronne, Me Annie-Claude Breton, a indiqué que si l’accusé se représente seul, qu’il ne pourra pas contre-interroger certains témoins et qu’un avocat devra être commis d’office par le tribunal.

Trois avocats ont cessé d’occuper

Rappelons que Me Yan Primeau a obtenu la permission de la juge Annie Landreville de cesser d’occuper, au début de mai.

En avril, Lévesque avait mentionné au juge Richard Côté qu’il souhaitait disposer des dossiers. « On devait régler ça. Cela fait plus de deux ans que je suis détenu », avait-il affirmé en l’absence de son avocat.

Les dossiers de l’individu étaient toujours à l’étape de fixer une date de procès. Me Primeau était le 3e procureur à représenter l’accusé dans cette affaire après Me Caroline Bérubé et Me Élodie Perron.

En décembre 2025, Jimmy Lévesque avait révoqué le mandat de son avocate, Me Caroline Bérubé, pour être représenté par Me Élodie Perron.

Le palais de justice de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Olivier Therriault)

Les policiers de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs de Rimouski, en collaboration avec les patrouilleurs de Rivière-du-Loup, ont arrêté l’homme dans le secteur de la rue Lafontaine à Rivière-du-Loup, le 7 février 2024.

Lévesque est détenu depuis ce moment. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrestation à la suite d’une enquête en matière de proxénétisme.

Renonciation à sa remise en liberté

La défense a renoncé à la tenue de l’enquête sur remise en liberté de son client mentionnant qu’elle admettait ne pas être en mesure de se décharger de son fardeau de preuve afin de convaincre un juge de le remettre en liberté pendant la suite du processus judiciaire.

Jimmy Lévesque restera donc derrière les barreaux pendant toute la durée des procédures. Rappelons que la détention préventive, c’est-à-dire celle qui est faite avant l’imposition d’une sentence, compte à 1,5 jour par jour purgé.

Une ordonnance de non-publication a été prononcée par le tribunal concernant toutes informations permettant d’identifier la ou les victimes présumées.

Lévesque fait aussi face à une accusation en matière d’agression sexuelle, pour laquelle un procès d’une demi-journée a été fixé au 16 décembre 2026.

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