Rimouski–Forestville : un nom recherché pour le traversier
Les propositions retenues seront dévoilées lors d’une sélection finale
La direction de la traverse Rimouski–Forestville lance un appel à la population pour trouver le nom du futur traversier qui assurera la liaison entre les deux rives du Saint-Laurent.
Le promoteur Louis-Olivier Carré souhaite que le nom choisi reflète à la fois l’identité du fleuve Saint-Laurent, la fierté régionale ainsi que l’héritage des bâtisseurs qui ont façonné le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord.
Les citoyens sont invités à soumettre leurs idées par l’entremise d’un formulaire officiel mis en ligne. Les propositions retenues seront dévoilées lors d’une sélection finale qui sera ensuite soumise au vote populaire.
En avril, monsieur Carré confirmait avoir conclu le contrat d’achat du navire qui assurera la liaison maritime. L’objectif est maintenant de ramener le service au début août.
« Mon souhait est qu’il parte de Grèce (d’où provient le navire) le 15 juin pour arriver à Rimouski le 15 juillet et qu’on commence à traverser le 1er août. Nous avons des délais avec notre vendeur que nous devons respecter. On ne pourrait pas se permettre de le laisser là-bas parce que ça coûterait 350 000 euros pour les mois de septembre à mars », indiquait le président-directeur général des Industries Rilec.
Ce dernier explique que l’entente visant l’acquisition du traversier a été entérinée par des cabinets d’avocats du Canada et de la Grèce, une formalité juridique jugée essentielle pour sécuriser la transaction et permettre la poursuite des travaux préparatoires avant son éventuel transfert vers le Québec.
Aller de l’avant sans Québec
Louis-Olivier Carré confirme avoir investi 2 M$, jusqu’à maintenant, dans le projet et se chargera de l’achat du navire d’une valeur de 15 M$.
Il souhaite toujours obtenir 9 M$ de Québec pour la mise aux normes des infrastructures portuaires, à Rimouski et à Forestville, ce qui permettra aux camions de monter à bord du traversier.
Le promoteur soutient toutefois que le projet ira de l’avant, même sans le soutien financier du provincial.
« Tout serait fonctionnel. Les rampes sont là, mais le seul problème serait qu’on pourrait seulement accueillir les automobiles. Ça ne nous empêcherait pas de commencer. Nous restons positifs. Il ne reste pas grand-chose à faire pour dénouer l’impasse. L’appui du gouvernement est le dernier élément qui manque », explique monsieur Carré.

Il poursuit tout de même ses démarches auprès des instances gouvernementales parce qu’il demeure convaincu que la relance de la traverse est une solution rapide et complémentaire au réseau maritime existant.
Le plan demeure de prioriser un service fiable, sécuritaire et durable dès son entrée en fonction, même si cela implique de prendre davantage de temps avant le lancement officiel.
Études techniques menées
Louis-Olivier Carré souligne que différentes études techniques ont été menées avec succès dans les derniers mois. Des analyses de navigabilité, d’amarrage et de simulation de manœuvres ont permis de valider la faisabilité des opérations prévues aux quais de Rimouski et de Forestville.
« Il y avait des interrogations parce que c’est un bateau qui est deux fois la grosseur de ce que nous avions avant avec le CNM Évolution. Ces études devaient être faites. Il a aussi fallu valider son état quand il fera mauvais. La sécurité est très importante. Toutes les opérations ont été réussies haut la main », explique-t-il.
La Ville de Rimouski a confirmé un soutien de 500 000 $ pour la relance en plus d’une couverture potentielle de déficit d’opération de 300 000 $ par année.
Elle doit d’abord obtenir du gouvernement provincial une exemption de la Loi sur l’interdiction de subventions municipales. Le maire Guy Caron a confiance d’avoir une réponse positive étant donné qu’il s’agit d’un service public.

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