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Boissons énergisantes interdites aux jeunes : « Va-t-on interdire les pamplemousses ? »

Maïté Blanchette Vézina s'oppose au projet de loi soutenu par tous les autres partis politiques
La députée conservatrice de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, en compagnie de la candidate dans Chicoutimi, Catherine Morissette. (Photo courtoisie)

Maïté Blanchette Vézina s’oppose à l’interdiction de la vente de boissons énergisantes aux enfants de moins de 16 ans. « Va-t-on interdire les pamplemousses », a lancé la députée conservatrice de Rimouski, qui interagit avec certains médicaments.

Comme le rapporte La Presse, le Parti conservateur du Québec s’oppose à la volonté du gouvernement Fréchette d’interdire la vente de boisson énergisante aux enfants de moins de 16 ans.

Un projet de loi doit être déposé incessamment, appuyé par le Parti libéral, le Parti québécois et Québec solidaire, faisant valoir que la science montre que boire des boissons énergisantes peut être dangereux pour la santé des adolescents.

Ils donnent en exemple le cas tragique de Zachary Miron, décédé en 2024 à l’âge de 15 ans. L’adolescent avait bu une canette de Red Bull après avoir ingurgité du Biphentin, un médicament pour traiter le Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Or, madame Blanchette Vézina et son chef, Éric Duhaime, affirment de leur côté qu’il faut consulter davantage les scientifiques.

Si le problème est lié à la consommation de caféine, pourquoi uniquement intervenir auprès des boissons énergisantes ? se demandent-ils. Ils accusent les autres partis font du « populisme » et vise la CAQ qui utilise « le décès d’un enfant pour se remonter dans les sondages ».

Pointe de l’iceberg

« Les boissons énergisantes, c’est la pointe de l’iceberg de la caféine consommée par nos enfants. On élude la question, on s’attaque à une mesure qui ne va peut-être pas régler le problème. Rapidement au Québec, la solution c’est souvent d’interdire », a affirmé Maïté Blanchette Vézina, dont les propos sont rapportés par La Presse.

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, s’attend à ce que l’ensemble des élus soient en faveur du projet de loi, et les impacts en cas de blocage parlementaire « pourraient être tragiques ».

Le PCQ fait d’ailleurs l’unanimité contre lui à l’Assemblée nationale. Plus tôt en journée, le député péquiste Joël Arseneau avait vertement critiqué les arguments conservateurs. « Ça me semble assez démagogique. Si l’argument, c’est : s’il faut interdire les boissons énergisantes, il faudrait interdire la caféine, je pense que c’est fort en café », a-t-il déploré.

Il demande à monsieur Duhaime de « à considérer les effets nocifs des boissons énergisantes et les risques à la santé et même à la vie des plus jeunes ».

Pas de cœur

La cheffe parlementaire de Québec solidaire, Ruba Ghazal, affirme pour sa part que « les experts ont été consultés ».

« Ils sont unanimes pour sauver nos jeunes, sauver leur vie, on doit interdire les boissons énergisantes. Je trouve que c’est une façon d’agir des conservateurs et d’Éric Duhaime, que je qualifierais de pas de cœur. Je l’invite à aller s’asseoir cinq minutes avec les parents de Zacharie. Je vous le jure qu’il va changer d’idée tout de suite », estime madame Ghazal.

Sur les médias sociaux, la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a affirmé que la position du PCQ était « ignoble ».

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