Hôpital d’Amqui : situation préoccupante sur la qualité de l’air
Un certain nombre de problématiques vécues et rapportées par des travailleurs
Les quatre syndicats représentant les travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux dans la région unissent leurs voix afin de demander des actions concrètes et rapides de la part du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent dans le dossier de la qualité de l’air à l’Hôpital d’Amqui.
Un récent rapport produit par la Direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent (DSPUB) met en lumière un certain nombre de problématiques vécues et rapportées, notamment par des travailleurs d’Amqui.
Ce rapport avait pour objectif d’enquêter sur l’état de la qualité de l’air dans le bâtiment à la suite de plusieurs signalements provenant de membres du personnel. Certains présentaient des symptômes sérieux et se disaient incommodés quotidiennement par la présence de fortes odeurs.
Les syndicats et les membres du personnel concernés ont été rencontrés au début du mois de mai et se sont vu présenter les conclusions du rapport de la DSPUB. Celui-ci fait état d’une situation préoccupante, particulièrement dans certaines sections de l’hôpital fréquentées par des usagés parmi les plus vulnérables.
Il recommande également la réalisation rapide d’analyses plus approfondies afin de faire la lumière sur les causes des problèmes observés, mais aussi de mettre en place les correctifs nécessaires pour assurer un environnement de soins et de travail sain et sécuritaire à toutes les personnes qui fréquentent les lieux.
Pas d’échéancier clair
Or, seuls certains travaux préliminaires ont été amorcés à ce jour, et le CISSS du Bas-Saint-Laurent demeure incapable de présenter un échéancier clair pour corriger la situation.
Par ailleurs, la décision de l’établissement de prioriser une firme en particulier pour la réalisation des audits a retardé les tests de qualité de l’air, une situation que déplorent les quatre syndicats du réseau de la santé au Bas-Saint-Laurent.
« Nous demandons au CISSS de passer de la parole aux actes, au nom de la sécurité des travailleurs et du grand public. Lors de nos dernières rencontres avec l’employeur, nous avons constaté que la santé et la sécurité des patients et du personnel étaient mises en balance avec des considérations logistiques, financières et liées à l’intégrité de certaines composantes des systèmes de ventilation et de climatisation. Cela est contraire à l’esprit de prévention, et l’heure est maintenant aux solutions », commente Johannie Blais, présidente du Syndicat APTS Bas-Saint-Laurent.
Des inquiétudes élevées
Les inquiétudes demeurent élevées chez les travailleurs et des actions sont attendues depuis des mois dans ce dossier.
Certains ont rapporté, diagnostic médical à l’appui, présenter des symptômes à la suite d’une exposition prolongée à leur milieu de travail. Quelques-uns ont été relocalisés et ont constaté une amélioration notable de leur état de santé.
D’autres, en revanche, se disent préoccupés par la lenteur des interventions, particulièrement en ce qui concerne les usages les plus vulnérables.
« Nous avons, par exemple, des patients en oncologie, des personnes hautement vulnérables, qui doivent actuellement recevoir leurs traitements dans des lieux où l’on soupçonne une très mauvaise qualité de l’air, voire la présence de moisissures. Le CISSS doit agir sans délai au nom de la protection du public », déplore Cindie Soucy, présidente de la FIQ-SPSICR-BSL.
L’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux du Bas-SaintLaurent (APTS BSL), le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent (FIQ-SPSICR BSL), le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration du CISSS du Bas-Saint-Laurent (SPBTPA BSL – CSN) ainsi que le SCFP – Section locale 5007 interpellent donc directement le CISSS du Bas-Saint-Laurent afin que les correctifs nécessaires soient apportés sans délai.


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