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Diminution de services inacceptable à l’Hôpital de Matane

Selon le député de Matane-Matapédia Pascal Bérubé
Une rupture des services d’obstétrique est de nouveau annoncée. (Photo courtoisie)

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, considère inacceptable les diminutions de services à l’Hôpital de Matane, qui frappe non seulement l’obstétrique, mais aussi la fermeture de lits pour l’été au 4e étage de l’établissement.

Si Santé Québec Bas-Saint-Laurent a annoncé la fermeture du département d’obstétrique par voie de communiqué, c’est par une note interne que le député a appris la diminution du nombre de lits sur l’unité de médecine du 4e étage en vigueur depuis le 26 juin et qui se poursuivra jusqu’au 8 septembre.

Le nombre de lits diminue de 18 à 13 en raison d’un manque de personnel. C’est aussi un enjeu de personnel qui a forcé la fermeture du département d’obstétrique jusqu’au 9 juillet à 8 h, une deuxième en peu de temps après celle du 21 au 24 juin.

« Je suis inquiet. Dans les deux cas, c’est préoccupant. Le personnel à l’intérieur m’en parle. L’incapacité pour les futures mamans d’accoucher à l’Hôpital de Matane s’ajoute à la fermeture de lits pour l’été au 4e étage de l’établissement. Chaque rupture en obstétrique envoie un très mauvais message dans notre communauté. Pourquoi Santé Québec Bas-Saint-Laurent n’accorde pas d’incitatifs pour les infirmières de la région comme c’est le cas en Gaspésie ? La situation des deux régions est pourtant similaire », questionne monsieur Bérubé.

Montant forfaitaire de 30 000$

Le 13 mai dernier, le CISSS de la Gaspésie et le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec (SIIIEQ) ont annoncé la disponibilité d’un montant forfaitaire à l’installation de 30 000 $ pour les infirmiers et infirmières qui souhaitent intégrer le CISSS de la Gaspésie.

Le député Pascal Bérubé. (Photo courtoisie Geneviève Gagné)

Cet incitatif financier vise à attirer de nouvelles ressources infirmières en Gaspésie, alors que de nombreux postes sont disponibles.

« Pendant la pandémie, des incitatifs avaient été accordés aux infirmières de la Gaspésie, mais pas dans l’est du Bas-Saint-Laurent. Je trouvais que c’était une injustice parce que nous avons des profils de territoire qui se ressemblent. On devrait avoir les mêmes avantages pour La Matanie et La Matapédia », précise Pascal Bérubé.

Le député rappelle que cela s’ajoute à la diminution des heures d’ouverture les fins de semaine à l’urgence de Mont-Joli.

« Si la ministre de la Santé, qui est originaire de notre région, a envie de venir faire du tourisme politique ici, elle sera la bienvenue et je vais l’accompagner pour rencontrer le personnel. C’est très sérieux. Le gouvernement fait des annonces partout, mais j’aimerais qu’il se préoccupe prioritairement de ce qui existe déjà et qui ne fonctionne pas à la hauteur des attentes de la population. »

Une invitation à la ministre

Pascal Bérubé estime que son rôle de député est de continuer à interpeller ceux qui présentement prennent des décisions.

« C’est toujours le gouvernement de la CAQ. La ministre est toujours en poste. Je l’invite à venir de façon urgente à Matane et à Mont-Joli pour constater que les préoccupations que nous avons concernant la pénurie de personnels, mais qu’elle pourrait être mieux planifiée. On pourrait obtenir du renfort de l’extérieur », conclut-il.

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