Ronald Audet devra être hospitalisé pour parfaire son évaluation
Il fait face à trois chefs d’accusation en matière de crimes sexuels
L’évaluation sur l’aptitude à retenir de l’information de Ronald Audet, un Mont-Jolien de 88 ans qui fait face à trois chefs d’accusation en matière de crimes sexuels, devra se poursuivre lors d’une hospitalisation d’une quinzaine de jours en septembre.
Le rapport d’évaluation a été soumis aux parties et au Tribunal, ce jeudi 2 juillet. Il recommande une évaluation plus approfondie nécessitant une hospitalisation qui ne pourra pas se faire avant septembre en raison d’enjeux de personnel pendant la période estivale.
« Je prolonge donc l’ordonnance d’évaluation jusqu’à la fin de septembre. Je demande que le rapport soit livré dans un délai maximal de 30 jours suivant la sortie de l’hôpital de l’accusé », a mentionné le juge de la Cour du Québec, James Rondeau, qui a reporté le dossier aux 23 et 24 novembre.
En mai dernier, le juge avait ordonné une nouvelle évaluation sur l’aptitude à comparaître de l’accusé lui permettant d’avoir une défense pleine et entière. La 3e journée du procès avait débuté par une demande de l’avocate de l’accusé, Me Caroline Bérubé, pour la tenue d’une nouvelle évaluation sur l’aptitude de son client à comparaître, plus précisément sur sa capacité à retenir des informations.
« En fin de journée hier, je me suis rendu compte en questionnant mon client qu’il n’avait pas la capacité de rétention nécessaire pour retenir ce qu’il a entendu de la projection de la vidéo de son interrogatoire policier. Je considère que ça affecte sa capacité d’avoir une défense pleine et entière », a-t-elle mentionné.
Deux autres évaluations
Ronald Audet a été déclaré apte à subir son procès au terme d’une deuxième évaluation. Prévu initialement à compter du 30 juin 2025, le procès avait été reporté du 26 au 29 août au palais de justice de Rimouski, avant qu’une nouvelle évaluation psychiatrique ne soit demandée, ce qui avait entraîné un deuxième report.
La plaignante à huis clos
La première journée du procès a été consacrée au témoignage et au contre-interrogatoire de la plaignante qui s’est fait à huis clos.
Le juge Rondeau a rappelé que les procédures judiciaires sont généralement publiques, mais qu’exceptionnellement le huis clos peut être ordonné pour s’assurer qu’un témoin ne soit pas intimidé par la présence du public ou de représentants des médias.
Le juge James Rondeau a aussi réitéré l’ordonnance de non-publication de détails permettant d’identifier la victime.
Deuxième journée
La deuxième journée du procès a débuté avec le témoignage de la policière qui a informé l’accusé des accusations auxquelles il fait face et qui lui a expliqué les procédures judiciaires.
Son témoignage a été suivi par l’écoute de l’enregistrement vidéo de la rencontre de l’accusé avec la policière du 28 septembre 2023. Elle lui a alors expliqué les trois chefs d’accusation portés contre lui et ce qu’ils signifient et elle lui a rappelé à quelques reprises son droit au silence et son droit à un avocat.
Les avocates impliquées sont Me Marie-Pierre Chicoine-Côté pour le ministère public et Me Caroline Bérubé pour l’accusé.
Attentat à la pudeur et grossière indécence
Ronald Audet fait face à deux chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et à un chef de grossière indécence. Le vocable « attentat à la pudeur » n’existe plus aujourd’hui. Il a été remplacé par celui d’agression sexuelle, mais les accusations doivent être celles qui étaient en place au moment des gestes reprochés.
Les accusations sont en lien avec des événements qui seraient survenus entre septembre 1974 et janvier 1983 à Mont-Joli et à Saint-Zénon-du-Lac Humqui.
L’octogénaire a été arrêté le 28 septembre 2023 et libéré sous promesse de comparaître le 3 octobre, ce qu’il a fait au palais de justice de Mont-Joli.
Cité à son procès
Audet a été cité à son procès au terme de son enquête préliminaire. Comme c’est la coutume, les témoignages livrés au stade de l’enquête préliminaire sont frappés d’une ordonnance de non-publication afin de ne pas influencer le procès à venir. Ronald Audet a choisi un procès devant un juge seul (sans jury).
À noter qu’il s’agit d’un dossier différent de celui pour lequel un procès a débuté en janvier et s’est poursuivi au début de mai au palais de justice de Rimouski.


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