Actualités > Économie > Protection du caribou : Bernard Drainville rassure Damabois
Économie

Protection du caribou : Bernard Drainville rassure Damabois

Mesures de protection du caribou
Le ministre Bernard Drainville, à droite, en compagnie de Martin Lavoie de Damabois, du député caquiste de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix et de celui de Matane-Matapédia-Mitis, Pascal Bérubé. (Photo courtoisie)

La direction du groupe Damabois a enfin obtenu la rencontre qu’elle souhaitait avec le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Bernard Drainville.

Par Véronique Bossé- Initiative de journalisme local- L’Avant Poste

Cette rencontre avait pour but de parler de la dure réalité qui frappe l’entreprise depuis la mise en place des mesures de protection du caribou.

Concrètement, Damabois a perdu accès au territoire où il effectuait ses travaux forestiers. Cette situation a provoqué la fermeture temporaire de l’usine de Cap-Chat à deux reprises.

Les usines étant actuellement arrêtées à Cap-Chat et à Saint-Damase, ce sont 48 employés qui sont en arrêt de travail forcé.

Voilà pourquoi Damabois souhaitait une rencontre avec le ministre le plus rapidement possible. Aidée par le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, cette rencontre a finalement eu lieu.

Lors de son passage à Matane pour annoncer une pluie de millions pour le port de Matane, le ministre Drainville a rencontré les dirigeants de Damabois en compagnie de Pascal Bérubé et du député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix.

« On a pu déposer nos demandes en bonne et due forme à monsieur Drainville. On a eu le temps d’expliquer notre dossier pendant une heure alors qu’habituellement, ce genre de rencontre dure au maximum 30 minutes », explique le directeur de l’approvisionnement chez Damabois, Harold Truchon.

Aucun engagement formel

Même si Bernard Drainville n’a pris aucun engagement, il a confirmé qu’il allait en parler avec ses collègues à l’Environnement et aux Ressources naturelles.

« Nous espérons avoir un suivi dans les prochains jours. C’est un dossier qu’on aimerait vraiment régler au mois de juillet », poursuit Harold Truchon.

Et quelles sont ses demandes ? Damabois aimerait d’abord obtenir une compensation financière pour les pertes encourues depuis les mesures de protection du caribou restreignant le territoire d’approvisionnement de l’entreprise.

« Le deuxième point est la solution gagnante que nous proposons. On voudrait transformer notre usine de résineux en usine de tremble », renchérit le directeur de l’approvisionnement.

Des caribous parcourent les Monts Chic-Chocs. (Photo Le Soir.ca-archives)

Ce dernier explique que l’entreprise possède déjà toutes les infrastructures pour effectuer la deuxième transformation un peu partout au Québec, ainsi qu’au Nouveau-Brunswick et aux États-Unis.

« En devenant une usine de feuillus, on libère des garanties d’approvisionnement pour le résineux. De plus, on se consoliderait dans un produit qui est non taxé. »

Pour ce qui est des compensations financières, il n’existe pas de programme normé actuellement. Le gouvernement devrait donc être innovant en ce sens, soutient la direction de Damabois.

« Lorsqu’on cause préjudice à une entreprise, on doit offrir de l’argent en remplacement », conclut Harold Truchon.

Facebook Twitter Reddit