Rimouski : confusion persistante autour du stationnement
Diminution du montant de l’amende pour une infraction sur les cases au centre-ville
À Rimouski, le propriétaire de Kirallah Chaussures, Éric Poirier, s’impose à la volonté du conseil municipal de réduire les contraventions reliées au stationnement, affirmant que la méconnaissance du système et le manque de signalisation demeurent les principales causes des problèmes persistants au centre-ville.
Le montant de l’amende pour des infractions du genre passe de 83$ à 65$. Le projet de règlement a été adopté le 16 juillet dernier.
« C’est un bon premier pas, mais il faut toujours se poser la question : pourquoi il y a tant de contraventions qui sont données? », s’interroge monsieur Poirier.
Selon l’homme d’affaires, les citoyens ne cherchent pas à éviter de payer quelques dollars pour utiliser une case de stationnement au centre-ville. Ils ne comprennent tout simplement pas le fonctionnement des règles et des bornes.
« Il y a une méconnaissance du système. Les gens ne le font pas exprès pour se stationner sans payer. C’est parce qu’ils ne savent pas. Ils doivent payer parce qu’il y a un manque de signalisation » estime-t-il.
Réduction insuffisante
La Ville de Rimouski affirme vouloir diminuer le nombre de « tickets », mais pour Éric Poirier, la question demeure entière. « Est-ce que la réduction, c’est assez? Est-ce qu’on considère que c’est assez? » exprime-t-il.
Il croit que tant que l’information ne sera pas claire, les contraventions continueront de s’accumuler.

« Tant que les gens n’auront pas une identification claire, une information claire sur le fonctionnement des stationnements, il va continuer de se donner des contraventions. »
Selon monsieur Poirier, la tendance ne va pas changer si les gens ne sont pas complètement sensibilisés. « Il va falloir savoir combien ça génère les stationnements à Rimouski. Est-ce que c’est un enjeu à la Ville de donner tant de contraventions? »
Des solutions connues
Pour lui, deux pistes sont essentielles pour une meilleure compréhension, soit une signalisation plus visible et plus cohérente et même une période de gratuité prolongée de 30 à 60 minutes. Quelque chose considéré comme simple pour le propriétaire.
« À 60 minutes, c’est un engagement qui avait été pris par le maire lors des élections », souligne monsieur Poirier.

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