Un vélo cargo pour les personnes à mobilité réduite
Initiative très appréciée qui risque fort de prendre de l’ampleur
L’Association Rimouski ville cyclable vient de faire l’achat d’un vélo cargo à assistance électrique (cyclopousse) permettant de transporter des personnes à mobilité réduite, une initiative très appréciée qui risque fort de prendre de l’ampleur pour l’été 2027, selon le coordonnateur de l’organisme, David Le Roi.
« Nous avions amorcé un projet qui s’appelait vélo cargo en faisant l’acquisition de deux vélos cargo avec des chargements à l’avant. Je m’en servais pour transporter des outils et aller enseigner la mécanique pour les vélos. On s’est rendu compte du potentiel incroyable de ce type de véhicule. Par la suite, nous avons acheté des petits vélos pour enfants cargo pour enseigner la sécurité routière aux enfants », raconte le coordonnateur.
De fil en aiguille, l’Association a fait des recherches pour continuer de pousser le concept.
« Nous avons eu l’opportunité d’acheter un cyclopousse pour servir la population et continuer à démocratiser la mobilité active. Nous avons fait un petit lancement au parc Beauséjour pour valider l’intérêt pour le produit. Nous avions approché la Ressource d’aide aux personnes handicapées qui a tout de suite répondu présent. Nous avons eu un beau feed-back de personnes en fauteuil roulant qui trouvaient cela merveilleux », poursuit monsieur Le Roi.
« Nous avons eu de merveilleux moments. Audrey-Anne Bélanger, qui est en fauteuil roulant, et son copain Julien Champagne, sont partis de Rimouski pour aller à Sainte-Luce dimanche dernier. Audrey-Anne avait un très beau sourire. On la sentait heureuse. Ce sont des personnes qui n’ont pas l’habitude de sortir et qui se retrouvent avec le vent dans les cheveux. C’est plus lent et plus agréable que l’auto pour profiter du paysage », souligne David Le Roi.
Démocratiser l’expérience
Le sourire d’Audrey-Anne et des premiers utilisateurs a incité l’Association à vouloir démocratiser l’expérience.

« Pour cet été, on va poursuivre le projet-pilote. Pour l’an prochain, nous allons approcher le tourisme. Nous prévoyons de mettre le cyclo-pousse à la disposition des gens sous forme de location à long terme. Nous avons aussi approché des résidences pour aînés ».
Le cyclopousse a été soudé à Montréal. Le vélo de seconde main a coûté 12 000$.
« On veut aller le présenter lors de festivals partout au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Il y a une connexion qui se fait entre le bénévole qui pédale et la personne qui se fait transporter. Par exemple, nous aurons des bénévoles qui vont transporter des aînés. Le programme s’appelle À vélo sans âge. C’est un concept développé en Europe qui commence à s’entendre au Québec », mentionne le coordonnateur.

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