« Chauffeurs au rabais » : sanctions et surveillance promet le PQ
Près de 1 200 incidents ont été recensés au pays en 2024
Le Parti québécois promet de renforcer les sanctions et la surveillance dans l’industrie du camionnage afin de lutter contre le phénomène des « chauffeurs au rabais », s’il prend le pouvoir lors des élections du 5 octobre.
Le PQ veut notamment donner davantage de moyens aux contrôleurs routiers, durcir les sanctions imposées aux contrevenants, responsabiliser les entreprises de transport et accroître la surveillance aux frontières.
Près de 1 200 incidents impliquant des véhicules associés à ce modèle ont été recensés au pays en 2024. Selon le Parti québécois, certaines entreprises profitent des différences dans les règles de formation, de délivrance des permis et d’embauche pour réduire leurs coûts.
Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, reproche au gouvernement fédéral de tarder à intervenir et à la CAQ de ne pas avoir rétabli les patrouilles des contrôleurs routiers, suspendues depuis 17 mois.
« Pendant que l’Ontario laisse perdurer des failles importantes dans la formation et la délivrance des permis, ce sont les Québécois et l’industrie qui paient le prix. Alors que tout le monde se renvoie la balle, des drames surviennent sur nos routes, ça doit cesser », indique-t-il dans un communiqué.
Le Parti québécois soutient que cette situation nuit autant à la sécurité routière qu’aux entreprises qui respectent les règles. Il estime que les transporteurs utilisant ce modèle peuvent réduire leurs coûts de 20 à 30 %, ce qui leur procure un avantage sur les entreprises qui respectent la réglementation.
La formation et la délivrance des permis de conduire font également partie des enjeux soulevés par le PQ, qui pointe notamment certaines lacunes en Ontario.


Par