Santé Québec : Yohann St-Pierre appuie son abolition
Reonner davantage de pouvoir aux établissements en région
Le candidat du Parti québécois dans Rimouski, Yohann St-Pierre, appuie la volonté de Paul St-Pierre Plamondon d’abolir Santé Québec et de redonner davantage de pouvoir aux gestionnaires des établissements en région.
Le pédiatre rimouskois se trouvait aux côtés de son chef vendredi, devant l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal, lors de l’annonce de cette proposition qui ferait disparaître la structure mise en place par la Coalition avenir Québec.
Pour monsieur St-Pierre, qui a été chef de service en pédiatrie pour le pôle Est du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, la gestion actuelle éloigne les décisions des établissements et des employés qui connaissent les besoins sur le terrain.
« C’est la CAQ, la ministre de la Santé (Sonia Bélanger) et la PDG de Santé Québec (Geneviève Biron) qui affirment que tout va bien. Sur le terrain, les employés affirment le contraire. Ce n’est pas de détruire tout ce qui va bien. C’est ramener les décisions aux gestionnaires locaux. »
Il donne l’exemple de l’Hôpital régional de Rimouski, où il estime que les paliers de gestion se sont multipliés depuis la création de Santé Québec.
« Dans une équipe de six professionnels, il peut y avoir six patrons. Santé Québec est devenu une grosse boîte de communication de plus de 1 000 employés, qui ne change absolument rien à l’amélioration des services à la population. »
Le candidat péquiste soutient qu’il ne serait pas question de lancer une nouvelle réforme complète du réseau, mais plutôt de redonner une marge de manœuvre aux régions.
« C’est de décentraliser les décisions prises à Québec pour les régions. Il s’agit d’une transition rapide pour simplifier les actions et ramener la prise de décisions aux acteurs locaux, qui connaissent les réalités de leurs établissements. »
Paul St-Pierre Plamondon dénonce notamment l’ajout de 900 fonctionnaires en deux ans avec la création de Santé Québec, sans amélioration des services. Issue de la réforme en santé pilotée par le ministre Christian Dubé, Santé Québec est désormais l’employeur unique des travailleurs du réseau public.
Prêt pour la campagne
À moins d’une semaine du déclenchement probable de la campagne électorale provinciale, Yohann St-Pierre se dit prêt à consacrer les prochaines semaines entièrement à la politique. Il mettra sa carrière de pédiatre sur pause pendant la campagne.
Depuis son investiture, il affirme avoir multiplié les déplacements dans la circonscription. Sa tournée estivale lui aurait notamment permis de constater un mécontentement envers la représentation politique des derniers mois.
« On m’a beaucoup parlé de l’absence de la députée sortante, Maïté Blanchette Vézina. Je ne l’ai jamais croisée dans tous les événements auxquels j’ai participé. Elle n’a pas respecté le contrat que la population lui avait donné en 2022. »

Yohann St-Pierre dit également avoir constaté que plusieurs préoccupations dépassent les limites de Rimouski et touchent l’ensemble des municipalités de la circonscription.
« Il y a des enjeux communs qu’il faut défendre, mais les municipalités ont aussi leurs propres préoccupations. Celles des grands centres se vivent aussi ici, que ce soit l’itinérance, la main-d’œuvre, l’immigration, les services de santé, éducatifs et de transport, qu’ils soient aériens, terrestres, maritimes, routiers ou en commun. »
St-Pierre Plamondon à Rimouski
Paul St-Pierre Plamondon s’arrêtera à Rimouski, au cours de la campagne, pour appuyer son candidat et regagner ce château fort péquiste.
La circonscription a été fidèle au Parti québécois pendant 28 ans, de 1994 à 2022, avant de passer dans le giron de la CAQ.
« On a ravivé la flamme en soufflant sur la braise avec la campagne à l’investiture. Elle a permis d’ajouter 400 membres supplémentaires. Nous avons une équipe de bénévoles exceptionnelle en qualité et en quantité. On est prêt pour les semaines à venir. »

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